Les deux formations politiques entendent protester tant sur la forme que sur le fond après la publication du décret engageant la politique énergétique du pays.
Le 25 février 2026, l'Assemblée nationale a rejeté la motion de censure présentée par le Rassemblement national, qui contestait la publication par décret de la feuille de route énergétique. Seulement 140 députés ont voté en faveur de cette censure, tandis que 289 voix étaient nécessaires pour renverser le gouvernement. Cette décision a été suivie d'un vote similaire de La France insoumise, qui a également échoué avec seulement 108 voix en sa faveur.
« Un désordre politique inutile » selon Sébastien Lecornu
Dans une déclaration faite dans l’hémicycle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a qualifié ces motions de censure de « un désordre politique inutile ». Il a fustigé la « succession d’improvisations » des deux partis, pointant du doigt des « chiffres inventés » par le RN et accusant LFI de préférer l'importation de gaz russe à la production d’électricité nucléaire décarbonée française.
Le décret dévoilant la nouvelle stratégie énergétique du gouvernement a été publié le 12 février, après trois ans de débats intenses. Ce plan prévoit une relance du nucléaire, en rupture avec la précédente stratégie qui visait à fermer quatorze réacteurs d’ici 2024, et une optimisation du parc existant dès 2030. Le gouvernement aspire à réduire la part de l’énergie fossile dans la consommation totale, passant de 60 % aujourd'hui à 40 % d'ici 2030.
Le RN a exprimé son mécontentement en affirmant que c'était « un acte illibéral contre le Parlement », dénonçant une « politique décroissante qui favorise les énergies intermittentes » et mettant en péril les finances publiques. Mathilde Panot, de LFI, a également souligné l'absence de débat parlementaire, qualifiant les décisions prises par décret de « inacceptables », car elles engagent l'avenir du pays pour des décennies.







