Lors de sa première intervention depuis le procès en appel de son parti, Marine Le Pen, leader du Rassemblement National, a adressé de vives critiques au président Emmanuel Macron tout en confirmant son engagement pour les élections municipales.
Invitée sur BFMTV le 25 février, elle a abordé divers sujets, dont les tensions avec l'Italie et son avenir politique. Son discours intervient dans un contexte délicat, quelques jours après le procès lié aux assistants parlementaires européens de son parti.
Elle a notamment réagi à l'affrontement entre Emmanuel Macron et Giorgia Meloni, présidente du Conseil italien, suite au meurtre de Quentin Deranque, un jeune militant d'extrême droite. Marine Le Pen a jugé la réaction du président français comme "disproportionnée" et "brutale", se faisant l'écho de Meloni qui avait exprimé sa tristesse pour cette tragédie, la qualifiant de "blessure pour l’Europe entière". (source : RTL)
En réponse, Macron a conseillé à chacun de "rester chez soi", une déclaration qui a suscité la controverse. La situation témoigne des tensions croissantes sur la scène politique européenne et de l’éloignement des pays concernant des valeurs communes.
Municipales : aucun retrait face à LFI
Sur le cadre électoral, Marine Le Pen a clairement exclu toute possibilité de retrait face à La France insoumise pour les prochaines élections municipales, marquant ainsi sa volonté de ne pas céder de terrain. Des analystes comme Fabien Roussel du Parti communiste français affirment que la stratégie électorale de Le Pen pourrait être à la fois une force et une faiblesse dans cette configuration politique actuelle.
Avec ces déclarations, elle semble se positionner comme la figure centrale de l'opposition à Macron, un défi qui s'intensifiera à l'approche des élections présidentielles de 2027.







