La tension politique monte à l'approche des élections municipales des 15 et 22 mars. Aurore Bergé, ministre déléguée à l'Égalité entre les femmes et les hommes, a récemment lancé un appel au Rassemblement national (RN) pour qu'il retire ses candidats dans certaines villes, où l'élection d'un candidat de La France insoumise (LFI) semble probable.
Lors d'un entretien sur BFMTV, Marine Le Pen a clairement affirmé qu'il "n'est pas question" pour le RN de faire ce geste. "Le retrait de nos listes, c'est la violation de la confiance que les électeurs ont placée en nous lors du premier tour", a soutenu la présidente du RN.
Aurore Bergé a interrogé la stratégie du RN : "Pourquoi maintiendrait-il des candidats dans des villes où ils savent que le RN n'a aucune chance de gagner, et où LFI peut gagner ?"
Contraste intéressant, Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, a déclaré sur franceinfo qu'elle n'appelle à rien de particulier. "Nous ne demandons rien au Rassemblement national, de même que nous n'encourageons pas LFI", a indiqué Bregeon, soulignant la distance entre les différentes tactiques des partis concernés.
Ces échanges révèlent un paysage politique fracturé, où les appels à l'union entre partis opposés se heurtent à des convictions profondes. Cela pourrait influencer de manière significative le résultat des municipales à venir, alors que chaque vote comptera dans ce contexte électoral tendu.







