Le sondage divulgué par « Sud Ouest » le 25 février constitue la première mesure officielle des intentions de vote depuis novembre dernier. Ce retour sur l'opinion publique à un moment clé de la campagne permettra aux candidats de revéiller leurs stratégies.
Dans la dernière ligne droite, tout est en jeu. Les candidats et leurs programmes sont désormais confrontés à cette évaluation des électeurs. Le sondage Ifop-Fiducial, mené en exclusivité pour « Sud Ouest », LCI et Sud Radio, est particulièrement attendu. À moins de trois semaines du premier tour, il marque un tournant décisif dans le paysage électoral, succédant à la consultation d'OpinionWay pour Renaissance.
Le maire écologiste Pierre Hurmic, fort de 33 %, maintient son statut de favori, même si l'extrême gauche, avec les Insoumis en tête, continue de perturber le tableau. Thomas Cazenave, représentant du centre droit, pointe à 25 %, se positionnant comme un rival de poids malgré la distance avec Hurmic. Philippe Dessertine, affichant 15 %, suscite également l'intérêt, bien que son score puisse décevoir. Quant au Rassemblement National, il se retrouve en bonne position pour accéder au second tour.
Un expert en sociologie politique, qui a analysé ces résultats, rappelle que "ce sondage doit être pris comme une photo instantanée des forces en présence, indiquant des dynamiques mais ne pouvant pas prédire le résultat final". Effectivement, avec un échantillon de 707 personnes, il y a une disparité évidente comparée aux plus de 150 000 électeurs inscrits. En 2020, des résultats similaires avaient annoncé la victoire de Nicolas Florian, finalement battu par Hurmic, illustrant que les sondages motivent souvent les indécis.
Avec ces données, la balle est dans le camp des électeurs pour façonner le récit électoral. Les sondages, s'ils sont souvent critiqués, restent des repères essentiels dans le débat public.







