La cheffe des députés du Rassemblement National (RN), Marine Le Pen, a récemment exprimé son inquiétude quant à sa participation à la campagne présidentielle de 2027, dans un entretien accordé à BFMTV. Elle souligne que si elle est condamnée à porter un bracelet électronique, elle ne se sentira pas en mesure de mener une campagne électorale efficace. "On ne peut pas faire campagne dans ces conditions", a-t-elle déclaré, en évoquant les défis d'une telle situation.
Le 7 juillet prochain, la cour d'appel de Paris rendra son verdict concernant le dossier des assistants des eurodéputés RN. En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée à deux ans de port de bracelet électronique et à cinq ans d'inéligibilité, décision qui a suscité de vives réactions au sein de son parti. "Comment faire campagne sans aller rencontrer les électeurs ?" a-t-elle interrogé, une situation qui, selon elle, pourrait sérieusement entraver sa capacité à se présenter à l'élection de 2027.
"Faire campagne sous bracelet électronique: "On ne peut pas faire campagne dans ces conditions", estime Marine Le Pen. https://t.co/G4OLDnZawl
Dans la perspective d'une possible inéligibilité, Marine Le Pen a affirmé que la décision de sa candidature échapperait à son contrôle. "Elle dépend de trois magistrats qui décideront si les millions de Français qui souhaitent voter pour moi pourront le faire ou pas", a-t-elle précisé. Si elle devait se retirer, elle passerait le flambeau à Jordan Bardella, tout en insistant sur le fait qu'elle ne jouerait aucun rôle de tutelle à ses côtés. "Jordan Bardella n’a jamais été sous ma tutelle. Il ne le sera jamais. C’est un homme libre", a-t-elle affirmé avec conviction.
En évoquant la nature de leur relation, elle a ajouté : "Jordan se trouvera un Premier ministre, je n’ai aucun doute là-dessus." Cette déclaration souligne non seulement l’autonomie de Bardella, mais aussi la dynamique politique en cours au sein du RN.







