Les relations entre Cuba et les États-Unis prennent une tournure alarmante après l'incident survenu au large de la côte nord de Cuba. Le 25 février 2026, les garde-côtes cubains ont abattu quatre membres d'un groupe armé à bord d'une vedette immatriculée en Floride. La Havane déclare avoir été la cible d'une infiltration terroriste, ce qui a suscité des réactions fermes de Washington, notamment des appels à un changement de régime sur l'île.
Dans un communiqué, le ministère cubain de l'Intérieur a dénoncé une tentative d'infiltration à des fins terroristes, affirmant que la vedette transportait des individus armés avec l'intention de mener des actions violentes contre l'État cubain. « Il a été établi que la vedette rapide neutralisée, immatriculée en Floride sous le numéro FL7726SH, transportait dix personnes armées qui, selon les déclarations préliminaires des détenus, avaient l’intention de procéder à une infiltration à des fins terroristes », a-t-il déclaré.
Les autorités ont saisi plusieurs armes, dont des fusils d'assaut, des engins explosifs de fabrication artisanale, et d'autres matériels militaires, insinuant que le groupe avait un plan élaboré et dangereux. Les membres de ce groupe, selon le gouvernement cubain, sont majoritairement des Cubains résidant aux États-Unis, dont plusieurs sont connus pour des antécédents criminels liés à la violence. Deux des blessés figurent sur la liste nationale des personnes recherchées par Cuba pour activités illégales.
Un Cubain, également arrêté, a avoué avoir été envoyé depuis les États-Unis pour faciliter l'infiltration. Ce développement est particulièrement préoccupant pour La Havane, qui évoque la possibilité d'une collaboration états-unienne avec des éléments dissidents. Les autorités cubaines renforcent leur sécurité dans le contexte d'une escalade de tensions diplomatiques.
Cet incident suscite des préoccupations à Washington, où Marco Rubio, sénateur et ancien ambassadeur, a déclaré que les États-Unis réagiraient « en conséquence ». Dans un contexte où les relations bilatérales sont déjà tendues, il a averti que toute violation des droits humains à Cuba pourrait susciter une réponse sévère de la part des États-Unis.
Les tensions ne cessent d'augmenter depuis la capture de Nicolás Maduro, président vénézuélien, par les forces américaines début janvier, accompagnée de l'arrêt des livraisons de pétrole à Cuba, un élément vital pour l'économie cubaine. Washington maintient une politique de pression maximale sur La Havane, invoquant une « menace exceptionnelle » à la sécurité nationale posée par ce pays voisin.
Cette tension culminante sur la scène internationale est également exacerbée par les tentatives de Washington de modifier les conditions économiques de Cuba, tout en maintenant une communication difficile avec le régime cubain. Washington a récemment assoupli certaines restrictions sur l'exportation de pétrole vers Cuba, tout en insistant pour que ces aides bénéficient directement au peuple cubain et non au gouvernement. Marco Rubio a également mis en garde contre un retour aux restrictions si Cuba ne respectait pas cet accord.
Les événements récents montrent à quel point la situation demeure fragile dans les Caraïbes et à quel point la diplomatie pourrait jouer un rôle vital pour apaiser les tensions. La communauté internationale suit cette situation de près, renforçant l'importance d'un dialogue constructif entre les nations concernées.







