Mauvaise nouvelle pour les étudiants infirmiers de Lille : alors qu'ils pensaient avoir terminé leurs examens début janvier, une décision inattendue les oblige à repasser un partiel. Près de 1 200 étudiants, issus de huit IFSI (Instituts de Formation en Soins Infirmiers) à Armentières, La Madeleine, Marquette-lez-Lille, Mons-en-Barœul, Lille, Loos, Roubaix et Tourcoing, sont touchés par cette annonce.
Dans une pétition adressée à l'université, ils expriment leur désaccord face à l'annulation de l'épreuve universitaire de l'UE 2.6, contestée fermement. "Nous demandons le maintien des résultats, une communication transparente et l'inclusion de représentants étudiants lors des décisions", soutiennent-ils.
Fuites de sujets et de la grille de correction
La situation s'est aggravée lorsque l'Université de Lille a révélé que des éléments critiques, tels que le sujet de l'examen et la grille de correction, avaient été divulgués à certains étudiants. Cela a rompu le principe d'équité, ce qui a conduit à l'annulation pour assurer des conditions de passage justes pour tous. La parole de l'université est claire : "Les dysfonctionnements dans certains IFSI ont conduit à cette décision." Cependant, pour de nombreux étudiants, cette démarche semble pénaliser un groupe entier pour des problèmes techniques, sans établir de fraudes individuelles.
Louise, une étudiante concernée, témoigne : "Nous avons appris notre sort après la publication partielle des résultats. L'école a tardé à nous informer et n'a pas fourni suffisamment d'explications après l'annonce de la reprise."
Un programme surchargé
Les signataires de la pétition dénoncent un manque de communication et une gestion jugée inéquitable. Ils soulignent qu'aucun représentant étudiant n'a été présent lors de décisions cruciales pour l'avenir académique de milliers d'étudiants. Ce manque de transparence a aggravé leur frustration.
Pour l'université, les décisions concernant l'annulation et le report des examens sont prises par la commission d'attribution des crédits, comme l'exige la loi, sans consultation préalable des étudiants concernés. Ce qui ne fait qu'ajouter à l'angoisse des jeunes qui doivent repasser l'épreuve le 4 mars, la pression d'un calendrier académique déjà chargé pesant lourdement sur leurs épaules.
Louise, qui est déjà en stage douze heures par jour et rédige un mémoire, voit la tâche se compliquer. "Nous avions déjà révisé avec un professeur juste avant l'examen initial, et maintenant nous devons repartir de zéro. C'est vraiment éprouvant."







