Vincent Bastide, dirigeant de Bastide Médical, s'est retrouvé pendant plusieurs jours piégé à Dubaï à la suite de l'escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Alors qu'il était présent pour assister au tournoi de tennis ATP 500, le patron a été pris dans le tourbillon d'un conflit émergeant entre l'Iran, Israël et les États-Unis.
Au début du mois de mars, alors qu'il planifiait la prochaine édition de l'événement à Nîmes, Vincent avait d'autres préoccupations. "Je ne m'attendais pas à ce que la situation s'aggrave aussi vite", raconte-t-il. Les hostilités ont éclaté lorsque les États-Unis ont lancé une offensive contre l'Iran, entraînant des représailles immédiates. "Ce fut un véritable choc. À ce moment-là, j'ai compris que Dubaï n'était plus un havre de paix mais une zone risquée", explique-t-il.
Pour trouver refuge, Vincent a dû s'échapper dans le désert, se réfugiant dans un camp touristique, tout en cherchant des moyens d'évacuation. "En pleine crise, il était impératif de rester calme et de planifier", précise-t-il, bien que l'angoisse était omniprésente.
Revenant sur ces moments de tension, Vincent se souvient : "Ces 72 heures ont été d'un stress insoutenable, engendré par le bruit incessant des frappes proches. Je me sentais dans une précarité absolue, sans contrôle sur ma situation. C'était déroutant", confie-t-il en ajoutant que l'expérience a profondément marqué son esprit.
Des experts en géopolitique expliquent que ce type de situation peut arriver à tout voyageur lorsque les tensions s'exacerbent, comme l’a observé Franceinfo lors d'événements similaires antérieurs. C'est un rappel cruel de l'importance d'être préparé aux imprévus, surtout dans des zones sensibles.
En fin de compte, Vincent a réussi à quitter Dubaï, mais son témoignage résonne comme un avertissement sur les risques liés à la mobilité internationale en période de crise. Une expérience dont il se souviendra toute sa vie.







