Les casiers, habituellement réservés pour retirer des colis en ligne, ont été détournés par un réseau de trafic de cannabis à Paris. Les gendarmes de Bourges ont récemment mis au jour une méthode inattendue de distribution de stupéfiants. Une femme, suspectée de trafic, utilisait des casiers pour faire parvenir de la résine de cannabis à ses clients.
Cette opération a été découverte grâce à un renseignement en juin 2025, incitant la gendarmerie à enquêter sur cette femme. Leur investigation a révélé qu'elle se procurait des produits en Espagne pour ensuite les recevoir par fret postal. Elle reconditionnait le cannabis et le promouvait sur les réseaux sociaux à travers un compte intitulé « family farmz paris ». Non seulement la marchandise était expédiée en France, mais également à l’étranger, atteignant des pays comme la Norvège et l'Italie, via les lockers.
Réseau familial implicité
C'est ainsi que 149 kilos de résine ont été envoyés. Selon des sources judiciaires, le frère et les parents de la suspecte auraient également été impliqués dans le transport et le stockage de la drogue. Tous ont été interpellés le 16 mars, et la femme a été déférée le 19 mars devant le tribunal de Châteauroux pour une comparution immédiate.
Ce type de trafic met en lumière l'innovation des réseaux criminels dans la gestion de leurs opérations. Les experts en narcotrafic avertissent que l'usage de technologies et de systèmes logistiques modernes, comme les casiers automatisés, pourrait rendre la lutte contre ces pratiques encore plus complexe. Des analystes de la gendarmerie notent que l'implication de la famille dans le trafic démontre également un relâchement des barrières dans la criminalité organisée, où les liens familiaux sont désormais en jeu pour le profit illégal.







