Le roman récemment couronné par le Grand Prix RTL/Magazine Lire, On l’appelait Bennie Diamond de Michaël Dichter, nous plonge dans le monde mystérieux des diamants. Une histoire où le terme 'Bourse' prend une signification particulière, en relation avec la célèbre Bourse du diamant d’Anvers.
Pour les correcteurs, comme moi, certains mots deviennent facilement piégeux en raison des majuscules. Comme l'indique le journal Le Monde, cela devient même une nécessité d'accorder une attention particulière lors de l'examen des écrits des journalistes. Ne pas confondre 'Champagne'—dénominant une région—et 'champagne' qui fait référence au vin effervescent, est crucial. La même logique s'applique à 'Église' lorsqu'il désigne la communauté chrétienne, contre 'église' en tant qu'édifice.
La Bourse des valeurs
Dans l'univers de Bennie Diamond, la Bourse d’Anvers s’illustre comme un point central. Répertoriée près de cent fois dans l’œuvre, cette Bourse, en majuscule, évoque la Bourse des valeurs, terme désignant la flotte des actions cotées. Historiquement, le mot 'Bourse' trouve son origine dans 'bourse' à minuscule, empruntée au grec ancien bursa, qui signifie 'cuir'.
Par un procédé linguistique appelé métonymie, ce terme évolutif a conduit à associer le mot 'bourse' à un objet en cuir servant à transporter des pièces de monnaie, faisant presque disparaître ce mot de notre vocabulaire contemporain, au profit d'expressions comme 'porte-monnaie' ou même 'paiement sans contact'.
Concernant la notion de 'Bourse', il convient de noter que, selon le Dictionnaire historique de la langue française, ce terme a d'abord désigné un établissement bancaire à Bruges, soutenu par la noble famille des Van Der Burse, qui ornait son domicile de trois petites bourses. Ce lieu de rencontre pour les commerçants, établi autour de 1400, fut logiquement désigné sous le nom de Bourse.
Tout en parcourant le roman, j'ai relevé une mention d'une bourse sans majuscule, illustrant une belle anecdote : "Isaac ouvre son manteau puis glisse une main dans sa poche intérieure. Il en sort une petite bourse en velours…" Voilà un exemple parfait qui montre comment la narration allie poésie et linguistique.
Pour conclure, la question posée par Isabelle de Metz, sur l’usage du terme 'et cætera' plutôt que 'eKsetera', témoigne d'une préoccupation linguistique largement partagée. Espérons que cette réflexion sur la langue contribue à une meilleure compréhension de ses subtilités !







