Les bombes BLU-114, surnommées "Blackout Bombs", ont été employées par l'armée américaine lors des conflits en Irak dans les années 1990 et en Yougoslavie en 1999. Ces munitions sont conçues pour désactiver les réseaux électriques tout en évitant les pertes humaines.
Des sources pro-russes ont récemment accusé l'armée ukrainienne d'utiliser ces mystérieuses "bombes au graphite" dans des frappes ciblant la région de Donetsk. En effet, plusieurs canaux Telegram non officiels ont diffusé des vidéos illustrant des fragments de munitions présentant une apparence atypique. Cependant, ni Kiev ni Moscou n'ont confirmé cette utilisation sur le front.
Des courts-circuits causés par une explosion silencieuse
Selon l'analyse publiée par le média Defense Express, des drones ukrainiens auraient été dotés de ces bombes lors d'opérations nocturnes récentes. Ces drones de type FP-1 et FP-2, fabriqués par Fire Point, auraient été utilisés pour des frappes en profondeur. Les bombes au graphite possèdent des charges utiles non conventionnelles visant à perturber des installations critiques sans les anéantir totalement.
Ces dispositifs, qui intègrent des sous-munitions remplies de rubans de graphite, exploitent les propriétés conductrices du graphite pour provoquer des courts-circuits au contact de systèmes électriques, transformateurs, et autres installations essentielles. L'usage de cette technologie illustre une évolution vers des tactiques de guerre plus sophistiquées, permettant de neutraliser des infrastructures sans entrainer de destructions massives ni de pertes civiles.
Malgré leur potentiel, il est crucial de noter que ce type d'arme reste exceptionnellement rare sur le champ de bataille. Elles n'ont été que peu fréquemment déployées, les États-Unis ayant été parmi les rares à les utiliser dans des contextes militaires précédents, mentionne France Info.







