Mercredi soir, Donald Trump a affirmé que des "dirigeants" d'Israël et du Liban s'entretiendront ce jeudi, après des échanges cette semaine. Toutefois, une source officielle libanaise a déclaré à l'AFP qu'il n'y avait pas de traces d'un contact prévu et que le pays n'avait pas été informé sur ce point.
Cette déclaration intervient alors qu'Israël et le Hezbollah sont en pleine guerre depuis le début du mois de mars. Le mouvement libanais pro-iranien a affirmé avoir mené des attaques par drones sur des positions militaires israéliennes.
Trump a indiqué sur son réseau social Truth Social : "Nous tentons d'établir un semblant de paix entre Israël et le Liban. Cela fait 34 ans que les dirigeants n'ont pas communiqué. Cela pourrait se faire demain", sans toutefois préciser les identités des concernés.
En réponse, le Liban a insisté sur le fait qu’aucune rencontre avec les autorités israéliennes n'avait été planifiée, selon un responsable, qui a exprimé : "Nous ne sommes pas au courant des discussions."
Vers une paix durable ?
Un haut responsable américain a noté que Trump verrait d'un bon œil la fin des hostilités au Liban, espérant un accord de paix avec Israël. Cependant, cette proposition ne fait pas partie de la discussion globale avec l'Iran sur la résolution des conflits au Moyen-Orient, déclenchée récemment par une attaque conjointe israélo-américaine sur Téhéran.
Le responsable a également souligné que, si les États-Unis désiraient un établissement de la paix, ils n'exigeaient pas nécessairement un cessez-le-feu immédiat entre Israël et Hezbollah.
Israël et le Liban ont accepté d'initier des pourparlers directs, un moment inédit depuis 1993, suite à des discussions entre leurs ambassadeurs aux États-Unis. L'ambassadrice libanaise, Nada Hamadeh Moawad, a exprimé l'espoir d'un "cessé-le-feu", mais cette proposition a jusqu'à présent été écartée par Israël.
Le Hezbollah, qui a engendré l'escalade du conflit avec son attaque sur Israël en réponse à l'offensive israélo-américaine, a treillisé les discussions, les qualifiant de "capitulation". Les frappes israéliennes au Liban ont causé plus de 2.000 pertes humaines et un million de déplacés depuis le début de ce conflit.







