Lors d'une rencontre le 24 avril, le président français a exprimé sa volonté de voir la région retrouver la paix 'le plus vite possible', tandis que son collègue américain, Donald Trump, affirmait la veille avoir 'tout le temps du monde' pour négocier la paix avec l'Iran.
"Nous avons tous intérêt à ce que la stabilité revienne rapidement, pour apaiser les économies mondiales", a précisé Macron avant la réunion à Chypre, à laquelle participaient également plusieurs chefs d'État du Moyen-Orient.
Le président français a exprimé son souhait de rencontrer à nouveau des responsables régionaux afin de "soutenir le Liban" et de bénéficier des contributions européennes. "L'Europe doit s'engager encore davantage" a-t-il ajouté.
Il a également évoqué la nécessité de poursuivre les négociations pour instaurer une paix durable, citant l'importance d'initiatives comme celles d'Ormuz, lancées la semaine précédente avec le Royaume-Uni.
Avant un déjeuner de travail avec les chefs d'État de la région, y compris des représentants du Liban, de l'Égypte, de la Syrie et de Jordanie, les puissances européennes ont réaffirmé leur engagement à favoriser la désescalade des conflits.
Les pourparlers au point mort
Le président chypriote, Nikos Christodoulides, a plaidé pour renforcer la collaboration entre l'Union européenne et les pays du Moyen-Orient, notamment en entamant des négociations avec le Liban pour parvenir à un accord global.
Du côté américain, Trump a récemment annoncé une prolongation du cessez-le-feu au Liban et a signalé que le temps ne jouait pas en faveur de Téhéran, qui voit ses exportations de pétrole décliner.
Alors que les tensions persistent, Washington continue d'exercer une pression militaire, ayant déployé un troisième porte-avions, le George HW Bush, dans la région. Cependant, Trump a assuré qu'il n'envisageait pas d'utiliser des armes nucléaires contre l'Iran, malgré des menaces antérieures.
Le ministre israélien de la Défense a également déclaré attendre un feu vert des États-Unis pour reprendre les frappes. Alors que les discussions visant à un accord avec l'Iran sont gelées, un échec a été constaté lors de la première session de pourparlers irano-américains au Pakistan.







