Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, est attendu ce dimanche à Islamabad, allumant des espoirs quant à une reprise des négociations visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Cela survient malgré l'annulation surprise du déplacement d'une délégation américaine.
Le président Donald Trump a récemment laissé entendre qu'il était ouvert à de nouvelles discussions, soulignant que des propositions révisées avaient émané de Téhéran. Ces pourparlers avaient commencé il y a deux semaines, marqués par la mise en place temporaire d'un cessez-le-feu, mais leurs continuités ont échoué jusqu'à présent, notamment à cause des positions intransigeantes des deux camps, comme l’a rapporté le Le Monde.
Araghchi a atterri au Pakistan vendredi, juste avant que la Maison Blanche n’annonce le départ prévu de l’émissaire spécial Steve Witkoff et de Jared Kushner. Dans une série de tweets, Trump a fermement critiqué le long voyage de ses émissaires, préconisant plutôt des discussions par téléphone.
Interrogé sur ces annulations, Trump a affirmé qu'elles n'impliquaient pas un retour à la guerre, mais il a insisté sur l'incertitude qui règne au sein du leadership iranien. "Je ne pense pas qu'ils sachent vraiment qui prend les décisions" a-t-il déclaré.
Trump a également évoqué de nouvelles propositions de négociation soumises par les Iraniens peu après son annonce d'annulation, plaidant pour un engagement direct sur les questions soulevées. Pendant ce temps, Araghchi, après un détour par Oman, retournera à Islamabad avant de se diriger vers Moscou, comme l’a rapporté la France 24.
- "Piraterie" américaine -
Le conflit, qui a débuté suite à une attaque conjointe des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran le 28 février, a causé des milliers de morts, en particulier en Iran et au Liban. Les tensions ont impacté l'économie mondiale, notamment à travers le blocage du détroit d'Ormuz, une voie maritime stratégique où transite auparavant 20 % du pétrole mondial.
Face à cette pression, l'armée iranienne a averti que des représailles militaires seraient engagées si le blocus américain continuait, dénonçant cette situation comme de la "piraterie". De plus, le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré que son pays ne participerait pas à des discussions forcées sous intimidation.
- Morts au Liban -
Du côté libanais, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a ordonné une réplique forte contre le Hezbollah après des violations du cessez-le-feu. En effet, le ministère libanais de la Santé a rapporté six morts suite à des frappes israéliennes récentes, augmentant les tensions déjà élevées.
Avec près de 2.500 victimes civiles enregistrées depuis le début de la reprise des hostilités le 2 mars, la situation continue d'empirer, et les habitants du sud du Liban ont été mis en garde de ne pas retourner dans leurs foyers.







