Ce lundi, au Vatican, le pape Léon XIV a accueilli Sarah Mullally, l'archevêque de Cantorbéry et première femme à diriger l'Église anglicane. Leur rencontre a eu lieu dans un contexte d'espoir pour l'unité entre les différentes confessions chrétiennes. Cette audience marque le premier voyage à l'étranger de Mullally depuis sa nomination le mois dernier, faisant d'elle la cheffe spirituelle de l'Église d'Angleterre.
Dans son discours, Léon XIV a souligné que "le monde a besoin de la paix du Christ, et les divisions entre chrétiens entravent notre capacité à être des champions de cette paix". Il a également évoqué les progrès réalisés entre le catholicisme et l'anglicanisme sur certains sujets autrefois sensibles, tout en mettant en lumière l'émergence de nouveaux défis au cours des dernières décennies.
Sarah Mullally, 63 ans, a un parcours riche : ancienne infirmière, elle est mariée et mère de deux enfants. Le roi Henri VIII a fondé l'Église d'Angleterre au XVIe siècle après avoir rompu avec le pape. Bien que les relations se soient rapprochées au fil des siècles, des tensions subsistent, particulièrement autour de l'ordination des femmes, qui reste interdite au sein de l'Église catholique.
Les experts notent que ce dialogue est essentiel à un moment où les croyants cherchent à répondre aux enjeux sociétaux contemporains. "Il est crucial pour les dirigeants religieux d'unir leurs voix face aux crises globales", a déclaré un théologien de l'université de Paris.
Ce rendez-vous fait écho à la rencontre récente entre le roi Charles III et le pape Léon XIV, marquant ainsi un tournant historique dans les relations anglicanes-catholiques.







