Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a exprimé des accusations envers les États-Unis, les qualifiant de responsables de l'échec des discussions de paix, alors qu'il arrive à Saint-Pétersbourg pour une nouvelle étape de sa tournée diplomatique.
Les négociations sur le cessez-le-feu et la réouverture du détroit d'Ormuz, entamées début avril à Islamabad, sont désormais bloquées, en raison des positions fermes tant de Washington que de Téhéran.
Araghchi a déclaré : "Les exigences démesurées des États-Unis ont fait échouer le cycle précédent des négociations, même avec des avancées constatées." Ce ministre, qui cherche à mobiliser des soutiens face à l'influence américaine, a déjà eu une rencontre avec le président russe Vladimir Poutine.
Près de trois semaines après un cessez-le-feu conclu au terme de 40 jours d'affrontements entre l'Iran et Israël, soutenu par les États-Unis, Moscou demeure un allié essentiel de Téhéran. Poutine a affirmé que la Russie s'engagerait à tout mettre en œuvre pour garantir une paix rapide, comme rapporté par les médias d'État russes.
Du côté américain, le président Donald Trump a convoqué une réunion de crise sur l Iran pour discuter de la situation actuelle. Selon Axios, l'Iran aurait transmis une nouvelle proposition aux USA, souhaitant rouvrir le détroit d'Ormuz et mettre fin aux hostilités avant de s'attaquer aux discussions sur son programme nucléaire.
En attendant de rencontrer des représentants américains, Araghchi intensifie ses contacts, notamment par le biais d'un médiateur pakistanais. Samedi et dimanche derniers, il a échangé avec le sultan d'Oman, Haitham ben Tariq. "Nous, riverains du détroit d'Ormuz, nous concentrons sur l'assurance d'un transit sûr, essentiel pour nos voisins et le monde entier", a-t-il déclaré sur X après sa rencontre.
Un projet de loi iranien propose de placer ce détroit stratégique sous le contrôle des forces armées iraniennes et stipule que les droits de passage soient réglés en rials, la monnaie locale, annonçant également l'interdiction de transit pour les navires israéliens, comme l'a rapporté Ebrahim Azizi, responsable de la sécurité nationale au Parlement iranien.
Le blocus américain, qui a entraîné la redirection de 37 navires depuis son début, selon le commandement américain, a suscité des menaces de représailles militaires de la part de Téhéran, que l'on qualifie d'actes de "piraterie".
Une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur la sécurité maritime est également prévue ce soir à New York.
Sur le front libanais, l'armée israélienne a déclaré avoir frappé des positions du Hezbollah pro-iranien. Ce dernier a récemment déclaré qu'il rejetait les pourparlers directs avec Israël, estimant qu'ils pourraient plonger le Liban dans un "cycle d'instabilité". Le président libanais, Joseph Aoun, a répondu en s'opposant à tout accord qui pourrait être perçu comme humiliant.
Les tensions restent vives, alors que la guerre qui a éclaté le 28 février a déjà provoqué plus de 2 500 morts au Liban et 16 soldats israéliens, d'après des sources officielles. La situation continue d'évoluer, et l'impact de ces événements se fait sentir sur la scène internationale.







