Ce lundi 27 avril, le réseau Bibus à Brest reste gravement perturbé par une grève qui continue de mobiliser les conducteurs. Avec plus de 80 % de grévistes, les syndicats, notamment la CFDT, dénoncent des conditions de travail épuisantes et un management jugé inhumain. La direction de RATP Dev, gestionnaire de Bibus, affirme avoir répondu aux revendications, mais appelle néanmoins à un dialogue constructif.
Le conflit a pris un tour décisif depuis le début du mois d'avril, avec pour principales revendications l’arrêt des contrats précaires et des embauches. Une nouvelle journée de mobilisation est already prévue pour le 13 mai, selon les syndicats.
Philippe Ratto, directeur de RATP Dev, rappelle un accord signé le 6 mars, stipulant 27 embauches en CDI et d'autres mesures d'amélioration des conditions de travail. Cependant, il s’oppose à la « alarme sociale » formulée par la CFDT quelques semaines après cet accord. « Nous avons engagé un dialogue constructif, et voir ces revendications réapparaître est déconcertant », déclare-t-il.
Un engagement pour l’embauche
Du côté des syndicats, la mise en avant des contrats précaires reste un point de tension majeur. Philippe Ratto précise : « Il n'y a aucun CDD dans cette entreprise à la conduite, et les 27 embauches sont garanties en CDI. » D’ores et déjà, 20 recrutements ont été effectués, et les 7 restants sont annoncés pour mai.
La direction assure également que le dialogue social est en cours et a invité la CFDT à une nouvelle réunion ce mercredi 29 avril. Ratto réfute les critiques de gestion toxique, affirmant que l’entreprise a mis sur pied plusieurs commissions paritaires, autrefois rares dans ce secteur. « Nous avons collaboré avec des experts pour aborder les risques psychosociaux et avons consacré 900 heures à des réunions avec les délégués CFDT depuis 2025 », ajoute-t-il.
En dépit de l’intensité du conflit, la direction espère parvenir à un dénouement rapide, mais insiste sur la nécessité de le faire dans le respect du dialogue. « Nous souhaitons que cette situation se règle rapidement, mais pas à n'importe quel prix », conclut Philippe Ratto.







