Le président Donald Trump est arrivé à Pékin pour un sommet de deux jours, portant des enjeux stratégiques majeurs. En dehors des discussions commerciales, plusieurs sujets sensibles seront à l’ordre du jour, notamment la guerre en Iran et la situation concernant Taïwan.
Cette visite, la première d’un président américain en Chine depuis près d’une décennie, représente une opportunité pour Trump de solidifier des accords tout en apaisant les tensions commerciales. Selon Le Monde, le président américain espère maintenir une trêve fragile avec la Chine pour redorer son image ternie par les conflits armés, notamment en Iran.
Technologies contre terres rares
Il y a un an, Trump avait prévu que sa stratégie de tarifs douaniers élevés changerait la donne face à son rival économique. Toutefois, cette ambition semble aujourd'hui en déclin, les taxes réciproques ayant été annulées par la Cour suprême. Les attentes du président sont plus modérées, se concentrant sur des accords sur l’achat de produits agricoles américains comme le bœuf et les soja, ainsi qu’une commande d’avions Boeing.
Les entreprises présentes, telles qu'Nvidia, cherchent à résoudre des contentieux commerciaux avec la Chine, notamment concernant les puces d’intelligence artificielle H200. Trump prévoit également de mettre en avant l’intelligence artificielle durant ses échanges avec Xi Jinping.
Un voyage plein de surprises
Trump est accompagné de Marco Rubio, un sénateur sous le coup de sanctions chinoises. Pékin a modifié la translittération de son nom pour faciliter son voyage, et Rubio a suscité des réactions en brandissant des vêtements marqués de Nike, une marque controversée en rapport avec des figures politiques passées.
Les États-Unis attendent également de la Chine l’autorisation des livraisons de terres rares, essentielles pour l’industrie américaine. Le contrôle des exportations par Pékin a déjà engendré des complications dans les chaînes d'approvisionnement automobile et aérospatiale.
Pékin, pour sa part, souhaite que Washington lève certaines restrictions sur les semi-conducteurs de pointe.
En quête d’un dénouement en Iran
Concernant la guerre en Iran, Trump a clairement indiqué son intention d’en discuter avec son homologue chinois. La Chine suit de près ce conflit, de peur pour son approvisionnement énergétique. Le ministre iranien des Affaires étrangères s'est rendu à Pékin pour informer son équivalent chinois des négociations en cours avec les États-Unis. Comme le souligne Le Figaro, la Chine a agi en coulisses pour encourager Téhéran à participer à des négociations avec Washington, sans vouloir se positionner comme le bras armé de Trump.
Taïwan, le sujet le plus épineux
La question de Taïwan, souvent considérée comme le principal point de friction entre les États-Unis et la Chine, a été soulevée par Wang Yi lors d'un récent appel avec le secrétaire d’État américain. La Chine revendique Taïwan comme une province et n’exclut pas l’utilisation de la force pour la réintégrer.
Les discussions autour de Taïwan se font avec prudence, le gouvernement chinois ayant suggéré à Washington de réévaluer ses relations avec l'île. Les États-Unis, en tant que principal fournisseur d'armements à Taïwan, n'affichent pas de soutien explicite à son indépendance, ce qui pourrait influencer la perception de Pékin vis-à-vis de l'engagement américain.







