Ce mardi après-midi, le président russe Vladimir Poutine a atterri à Pékin pour rencontrer son « bon ami » Xi Jinping, dans un contexte où les relations Sino-Russes cherchent à se consolider. Juste après le prestigieux accueil de Donald Trump en Chine, cette visite vise à affirmer la force des liens entre les deux nations, comme l'indique le Kremlin.
À 73 et 72 ans respectivement, Poutine et Xi sont prêts à aborder divers sujets d'intérêts communs, notamment l'approfondissement de leur partenariat stratégique. Selon des sources proches de la présidence russe, ils discuteront également de grandes questions internationales, illustrant l'importance croissante de leur collaboration face à l'Occident.
Poutine, dans une récente vidéo, a souligné que les relations entre la Russie et la Chine ont atteint « un niveau de coopération sans précédent ». Lors de sa visite précédente à Pékin, Xi avait qualifié Poutine de « vieil ami », un terme qui n'a pas été utilisé pour Trump, illustrant la différence de ton entre les deux dirigeants.
Patricia Kim, chercheuse à la Brookings Institution, estime que le faste rarement associé à la visite de Poutine ne diminue pas l'importance stratégique de l'événement. Elle souligne que les liens entre Moscou et Pékin sont désormais jugés comme étant « plus solides » que ceux avec Washington.
Cette relation a été renforcée depuis l'invasion de l'Ukraine, rendant la Russie de plus en plus dépendante de la Chine, qui est devenue son principal acheteur de pétrole malgré les sanctions occidentales. Sur ce sujet, Pékin plaide pour le respect des territoires mais n'a jamais condamné l'action militaire russe, ce qui pourrait rassurer Moscou quant à l'absence d'accords néfastes pour ses intérêts lors des discussions entre Trump et Xi.
En évoquant la diplomatie au Moyen-Orient, Poutine s'interrogera sans doute sur les initiatives de Xi, surtout suite aux déclarations de Trump concernant le rôle potentiel de la Chine dans la région. Cependant, les avis divergent entre les deux pays quant à leur approche des tensions, comme le blocage du détroit d'Ormuz, où la Chine privilégie la sécurité maritime, tandis que la Russie pourrait tirer bénéfice des conflits en cours.
Enfin, la question énergétique semble également dominera les discussions, avec la Chine cherchant à augmenter ses importations de pétrole russe, un aspect qui pourrait renforcer encore davantage leur lien stratégique.







