Un nouveau projet de centrale d’enrobage pour les routes, porté par une filiale de Vinci, soulève des inquiétudes parmi les habitants de Puisieulx et des communes voisines. La réunion publique prévue ce mardi à 19h au centre de conférence de Taissy devrait permettre aux riverains d'exprimer leurs préoccupations.
À Taissy, une banderole affichant "Non à la centrale de bitume" témoigne du mécontentement local. Eurovia, filiale de Vinci, envisage de rassembler plusieurs sites de production d'enrobé sur un terrain situé dans la zone industrielle de la Pompelle, à proximité du fort de la Pompelle. Une consultation publique est déjà en cours depuis le 28 avril, invitant les habitants à faire part de leurs doléances avant le 28 mai, les communes devant émettre un avis d'ici le 12 juin. Le préfet de la Marne tranchera finalement sur la question.
Les communes concernées incluent Saint-Léonard, Taissy, Puisieulx, Prunay et Reims, ce dernier étant particulièrement inquiet car le captage d'eau du Grand Reims se trouve à proximité du site proposé. Pierre, un habitant de Taissy depuis 30 ans, souligne les risques pour l'eau : "Notre souci numéro un, c'est l'eau. Le projet est à 500 mètres du champ captant, et de fortes pluies pourraient contaminer les nappes phréatiques."
Florence, une autre riveraine, s'inquiète quant à la sécurité de l'installation. "C'est déjà l'usine de trop. Nous avons déjà cinq installations classées pour la protection de l'environnement dans la région, et celle-ci pourrait aggravé les risques industriels," alerte-t-elle.
Les habitants pointent également du doigt un manque de communication et de transparence dans le processus décisionnel. Stéphane Journaux, président d'une association de quartier, a exprimé sa volonté d'alerter le préfet pour obtenir une enquête d'utilité publique approfondie. Une pétition lancée par les habitants a déjà recueilli près de 1.500 signatures pour demander une étude indépendante et transparente sur les impacts de ce projet.
Le maire de Taissy, Patrice Barrier, souhaite également une analyse plus poussée : "Nous devons comprendre les conséquences potentielles sur la santé publique et l’environnement. Une perspective neutre est nécessaire, et nous avons besoin d'informations complémentaires sur ce projet."
Du côté de Puisieulx, André Secondé, le maire, a accordé le permis de construire au motif que le projet respecte les normes urbanistiques. Cependant, il mentionne aussi la nécessité d'étudier les impacts environnementaux plus en détail. Nos sources, notamment ICI Champagne-Ardenne, rapportent que la situation reste tendue et requiert une vigilance accrue de la part des autorités
Finalement, chaque commune doit soumettre son avis au préfet avant le 12 juin. Pour l’instant, Saint-Léonard a voté un avis défavorable, tandis que Reims a donné un avis favorable sous certaines réserves.







