Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a confirmé vendredi 22 mai 2026 auprès des alliés européens de l’Otan qu’ils devraient apprendre à vivre avec moins de soldats américains sur leur continent.
Il y aura donc, « à terme, moins de troupes américaines », a déclaré Marco Rubio lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion des chefs de la diplomatie de l’Otan à Helsingborg, en Suède. « Rien de tout cela n’est surprenant, même si je comprends que cela puisse susciter une certaine inquiétude », a-t-il ajouté.
Rubio a également évoqué des ajustements à venir concernant ce que certains au sein de l'Otan désignent comme « la cavalerie », un groupe de forces pouvant être mobilisées en 180 jours si nécessaire.
Le président Donald Trump a par ailleurs pris ses alliés par surprise en annonçant l'envoi de 5 000 soldats supplémentaires en Pologne, tout juste après avoir confirmé le retrait de 5 000 militaires en Allemagne. Ce dernier a affirmé que cette décision n’avait rien de « punitif », assurant que cela s’inscrivait dans une logique de redéploiement stratégique.
Des réactions mitigées parmi les alliés
« Marco Rubio a été particulièrement courtois. Ses messages, bien qu’ils puissent surprendre nos alliés, semblent davantage orientés vers sa politique interne », a réagi le ministre belge des affaires étrangères, Maxime Prévot.
De son côté, la ministre suédoise des Affaires étrangères, Maria Malmer Stenergard, hôte de la réunion, a trouvé la situation « déroutante », déclarant : « ce n’est pas toujours simple de s’y retrouver ». En effet, alors que les pays européens de l’Otan prennent acte d’un désengagement américain, ils espèrent que ce processus se déroulera sans trop de surprises.
Les relations restent tendues entre les États-Unis et l’Europe, notamment depuis que le président Trump a exprimé son mécontentement face au refus des Européens de s’engager à ses côtés dans le conflit qu’il a déclenché avec Israël contre l’Iran.







