La chambre de l'instruction de la cour d'appel de Basse-Terre, en Guadeloupe, a donné son aval pour l'extradition d'un jeune homme, soupçonné d'être impliqué dans un vol colossal de 46 millions de dollars en cryptomonnaies. Interpellé en mars dernier sur l'île de Saint-Martin, cet individu est dans le viseur de la justice américaine pour avoir détourné des fonds d'un contrat avec le gouvernement.
John Daghita fait l'objet de lourdes accusations, affirmant avoir fraudé l'administration américaine. Son escapade a pris fin lorsque les autorités américaines, aidées par la gendarmerie française et un groupe du GIGN, l'ont arrêté dans une villa de luxe. Ce coup de filet a été qualifié d'opération conjointe par Kash Patel, directeur du FBI.
Une extradition inattendue
Placé en détention à Basse-Terre depuis avril, Daghita a exprimé son souhait d'être extradé vers les États-Unis, comme l'a précisé son avocate Marie-Pierre Saget-Jolivière. La demande a été examinée à huis clos, et le jeune homme attend désormais un jugement.
Durant la perquisition, les forces de l'ordre ont mis la main sur une mallette pleine de dollars en liquide, divers équipements informatiques ainsi qu'une arme à feu. La valeur numérique des fonds saisis a donc été confirmée par le parquet de Basse-Terre, intégrant les 46 millions en cryptomonnaies.
Marie-Pierre Saget-Jolivière a commenté que, bien qu'il n'y ait pas de délai légal pour le processus d'extradition, ce dernier pourrait s'étendre sur plusieurs mois. Des médias spécialisés rapportent que John Daghita serait le fils d’un dirigeant d'une société collaborant avec les autorités américaines dans la gestion des cryptomonnaies saisies.
Les implications de cette affaire soulèvent des questions sur la sécurité et la régulation des cryptomonnaies, comme l'a noté Les Echos, où des experts en cybersécurité insistent sur la nécessité d'une vigilance accrue dans le secteur.







