Toujours sans accord de paix, Donald Trump confirme l'impasse des négociations avec l'Iran.
Le vendredi 29 mai, le président des États-Unis a déclaré sur son réseau Truth Social qu'il était sur le point de prendre sa « décision finale » concernant un potentiel accord avec l'Iran. « Je vais avoir une réunion dans la “Situation Room” », a-t-il écrit, mentionnant ainsi le lieu ultra-sécurisé de la Maison-Blanche.
Après deux heures de discussions, aucun résultat tangible n'a été communiqué. « Le président Trump ne signera un accord que s'il est bénéfique pour l'Amérique et si ses conditions sont respectées », a précisé la Maison-Blanche. L'un de ces impératifs concerne le programme nucléaire iranien. « L'Iran ne peut pas se doter d'armes nucléaires », a réaffirmé la Maison-Blanche.
« L'Iran doit accepter qu'il ne pourra jamais posséder d'armes nucléaires. Le détroit d'Ormuz doit être immédiatement accessible », a-t-il souligné sur Truth Social avant la réunion. Il a par ailleurs exigé, en lettres capitales, que le stock d'uranium enrichi de l'Iran soit « DÉTRUIT ».
Il est crucial de rappeler qu'au jeudi précédent, des sources ont laissé entendre que les États-Unis étaient proches de conclure un accord-cadre avec Téhéran. Cependant, l'agence iranienne Tasnim a rapidement démenti ces affirmations, indiquant que le texte n'était pas encore finalisé.
Les États-Unis “capables” de reprendre les hostilités
Dans cette atmosphère tendue, le ministre américain de la Défense Pete Hegseth a déclaré lors du Dialogue de Shangri-La à Singapour que les États-Unis étaient « tout à fait capables » de reprendre les hostilités contre l'Iran, « si cela s'avère nécessaire ». Il a précisé que les forces américaines étaient prêtes à agir au besoin, soulignant la flexibilité de leur arsenal.
Pendant ce temps, des discussions avaient lieu à Washington entre des responsables militaires israéliens et libanais. Le vice-ministre de la Défense, Elbridge Colby, a qualifié ces débats de « constructifs » et a signalé qu'ils prépareraient le terrain pour des actions diplomatiques.
Malgré un cessez-le-feu en théorie, Israël continue ses frappes au Liban, augmentant la tension sur le terrain. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a affirmé que son armée avançait encore plus en profondeur au Liban, alors que Téhéran appelle à mettre fin aux violences.
Avec AFP
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