Réunis à Paris, les ministres du Numérique du G7 ont abouti à une déclaration commune prudente concernant la régulation des plateformes numériques et l'impact environnemental de l'intelligence artificielle (IA). Anne Le Hénaff, ministre française du Numérique, a souligné que la protection des mineurs en ligne est désormais une « priorité internationale ». Le communiqué final confère une attention particulière à l'« ensemble de principes » établis pour protéger les jeunes sur Internet, mettant l'accent sur la vérification de l'âge et la nécessité d’une conception sécurisée des services numériques.
Ce rassemblement des pays les plus industrialisés a également soulevé des questions cruciales sur l’impact énergétique de l’IA. Si des avancées ont été réalisées, le texte final reste timide. Les discussions ont été tendues, notamment avec les États-Unis, mais un consensus a été atteint visant à réduire la pression croissante sur les réseaux électriques face à l’adoption de l’IA. « Il n’y aura pas d’IA durable sans une infrastructure solide », a insisté Le Hénaff, tout en reconnaissant la complexité de la situation.
Les participants ont convenu que la sécurité de l’IA doit être une priorité, sachant que ses systèmes peuvent être détournés à des fins malveillantes. Ils ont aussi établi des engagements favorisant l’innovation face à ces risques. Néanmoins, cette déclaration pourrait bien être vue comme un premier pas timide au regard des enjeux énormes que soulèvent ces technologies.
En marge de cette rencontre, une collaboration s’est dessinée entre la France et le Canada, avec une déclaration conjointe visant à renforcer leurs coopérations dans le domaine de la recherche sur les technologies quantiques. « Notre but est de maintenir une avant-garde dans divers secteurs, y compris l’IA », a déclaré le ministre canadien Evan Solomon, démontrant une volonté commune de progresser dans un paysage technologique en constante évolution.







