Un drone a chuté sur un immeuble d’habitation en Roumanie, vendredi 29 mai. Les autorités roumaines, soutenues par l’Union européenne et l’Otan, affirment qu’il appartient à la Russie. Ce que dément Vladimir Poutine.
Un drone fait chuter les tensions entre la Roumanie et Moscou après avoir touché un immeuble d’habitation à Galati dans la nuit du vendredi 29 mai 2026, en provoquant un véritable tollé au sein de l'Union européenne et de l'Otan.
Le ministère roumain de la Défense a signalé que le drone, lié aux opérations russes près de la frontière ukrainienne, aurait pénétré l'espace aérien roumain avant de s'écraser sur le toit d'une résidence, entraînant un incendie. Deux personnes, dont un adolescent de 14 ans, ont été légèrement blessées et hospitalisées. Cet incident marque le premier impact d'un engin russe sur un bâtiment civil en Roumanie depuis le début de la guerre en Ukraine en février 2022.
Des mesures rapides et des répercussions diplomatiques
Le général roumain Gheorghe Maxim a annoncé que son armée n’a pas réussi à neutraliser le drone juste avant l’impact : « Nous n’avons pas eu le temps d’intervenir », a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Le président roumain Nicusor Dan a souligné la « responsabilité entière de la Russie » dans cet incident, convoquant ainsi une réunion d'urgence pour évaluer les implications de ce qui pourrait être la menace la plus importante depuis l’invasion. De plus, il a déclaré persona non grata le consul général russe à Constanta et annoncé la fermeture de ce consulat.
En réponse, Maria Zakharova, porte-parole de la diplomatie russe, a promis que « des mesures de riposte » ne tarderaient pas. De son côté, Poutine a contesté toute implication, affirmant qu'il était incertain quant à l'origine du drone.
La solidarité de l’Union européenne
La Roumanie a demandé à l'Otan de renforcer ses capacités antidrones et a dépêché rapidement deux F-16 en réponse à l'incident. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a affirmé : « Nous sommes pleinement solidaires de la Roumanie et nous continuerons de faire pression sur la Russie avec un nouveau paquet de sanctions ». Les ministres des Affaires étrangères français et allemand ont également condamné cet acte comme un « comportement irresponsable » de Moscou.
Le secrétaire général de l'Otan, Mark Rutte, a exprimé un soutien indéfectible à Bucarest, soulignant que « la sécurité de la Roumanie est primordiale » et que l’alliance « défendra chaque centimètre du territoire de ses membres ».
La situation reste fragile alors que le commandant suprême des forces de l'Otan en Europe, le général Alexus Grynkewich, prévoit des discussions continues avec les autorités roumaines pour surveiller l'évolution de la situation et prendre d’éventuelles mesures de défense supplémentaires.
Avec AFP







