Au moment où les espoirs de parvenir à un accord entre les États-Unis et l'Iran semblaient se renforcer, la réunion de vendredi 29 mai à la Maison-Blanche n'a pas abouti à des avancées significatives. Des points cruciaux demeurent à négocier, et l'absence d'annonce concluante laisse place à des interrogations persistantes.
Ce texte est extrait d'une retranscription de reportage. Pour en savoir plus, visionnez la vidéo complète.
À l'issue de cette réunion, aucune décision n'a été prise concernant les négociations sur le nucléaire iranien. Plus tôt dans la journée, l'ancien président Donald Trump avait laissé entrevoir une possible avancée en déclarant qu'il se rendrait dans la salle de crise pour une décision finale. Cependant, l'Iran a rapidement tempéré cet enthousiasme, dénonçant la confusion des positions américaines. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a souligné que "la conclusion d'un accord dépend de la cessation des comportements américains déraisonnables".
Un cocktail de vérités et de mensonges, selon l'Iran
Les exigences des États-Unis incluent, entre autres, une prolongation de 60 jours du cessez-le-feu et une libre circulation dans le détroit d'Ormuz. La question nucléaire reste au cœur des négociations, avec Trump affirmant que "l'Iran doit s'engager à ne jamais posséder d'armes nucléaires. Le matériel enrichi sera détruit". Cependant, des représentant iraniens ont réagi en dénonçant ces affirmations, qualifiant le discours de Trump de "mélange de vérité et de mensonge", indiquant qu'aucune clause sur l'ouverture gratuite du détroit d'Ormuz n'existe dans le traité prévu.
Les discussions se compliquent également par le gel de 12 milliards de dollars d'avoirs iraniens, un enjeu majeur selon Téhéran, qui exige également un cessez-le-feu total au Liban. Dans ce contexte, les attaques israéliennes se multiplient, et le Premier ministre Benyamin Netanyahou a récemment affirmé que "nos forces avancent avec succès dans la région du Liban".
Malgré l'incertitude qui entoure les négociations, les marchés financiers affichent une certaine optimisme, les cours du pétrole ayant chuté à leur plus bas niveau en un mois. Cette situation témoigne des aspirations des acteurs économiques à une résolution rapide du conflit.







