Le projet impérial de Vladimir Poutine soulève de vives inquiétudes quant à une éventuelle guerre en Europe, impliquant directement la France. La Croix dévoile, du 8 au 22 juin 2026, une enquête sur les moyens de dissuasion face à la Russie, se basant sur des réflexions qui s'étendent des papes passés jusqu'à Léon XIV.
En France, le réflexe de croire que la paix est acquise est profondément ancré depuis l'indépendance de l'Algérie. Si nos soldats participent à des opérations extérieures sous divers bannières, la réalité du conflit semble lointaine, malgré les nombreuses images qui témoignent des conflits, notamment via les réseaux sociaux.
Pourtant, la menace est de plus en plus tangible. L'invasion de l'Ukraine en 2022 n'est que le premier pas d'un projet plus vaste visant à redessiner la carte de l'Europe à travers l'ambition de Poutine. Les états-majors militaires évoquent un recours potentiel aux troupes françaises pour faire face à une agression directe.
L’Église, un soutien à la paix
Conscient de son rôle éducatif, La Croix se fait l'écho d'un plaidoyer en faveur de la paix. En participant à la discussion sur la nécessité d'une réponse ferme envers Moscou, le journal s'inscrit sous la thématique « Affronter la guerre, conquérir la paix ». Pour l'Église catholique, la guerre ne doit jamais être considérée comme une fatalité. Dans son encyclique Magnifica humanitas, le pape Léon XIV rappelle que le recours aux armes ne peut jamais être une solution satisfaisante pour l'humanité.
Dans l’optique de Paul VI, qui appelait à « Plus jamais la guerre » à l'ONU en 1965, l'Église projette une vision optimiste d'un monde pacifique, soutenue par la conviction que chaque individu peut être un artisan de paix.
Alors que ce contexte géopolitique difficile se déploie près de nos frontières, il est essentiel d'établir un équilibre entre réalisme et spiritualité. Cette tension est ressentie par de nombreux militaires et doit interpeller chacun d'entre nous.







