CHRONIQUE. Tandis que la guerre d'Ukraine s'étire dans une logique d'usure, le Moyen-Orient voit des perspectives de cessez-le-feu qui se dessinent. Bien que ces deux conflits s'inscrivent dans des dynamiques distinctes, ils partagent un enjeu commun : la réévaluation des rapports de force au sein de l'échiquier géopolitique mondial.
Cinq ans après le début de l'conflit ukrainien, les offensives d'ampleur ont cédé la place à une guerre d'attrition. Les assauts de l'armée ukrainienne se multiplient, touchant des villes comme Moscou ou Saint-Pétersbourg grâce à des soutiens occidentaux, incluant des renseignements et des armes. Dans cette logique, le président Zelensky cherche à entraîner l'OTAN dans une implication directe, seule option selon lui pour reconquérir le Donbass et la Crimée.
À une époque où le risque d'une confrontation directe entre l'OTAN et la Russie, y compris nucléaire, est supérieur à celui observé durant la guerre froide, le traitement du conflit iranien présente un contraste. Les États-Unis et l'Iran ont tout intérêt à établir un cessez-le-feu durable en raison des asymétries militaires, où l'armada américaine côtoie des drones iraniens. Ce manque d'engagement prolongé, soutenu par l'administration américaine, complique les ambitions israéliennes de changement de régime en Iran, car cela nécessiterait une opération au sol avec ses conséquences humaines et économiques catastrophiques.
Donbass : espace central de la stratégie russe et guerre d’attrition
À l'inverse du récit optimiste véhiculé par certains médias suggérant que la Russie est en déclin, l'armée russe maintient une forte initiative grâce à sa domination démographique et industrielle. De plus, sa profondeur stratégique lui confère un avantage considérable. L'Ukraine, de son côté, mise sur l'innovation technologique et des frappes préventives pour justifier le soutien international. Selon des analyses provenant de l'OSINT (Open Source Intelligence), visant à localiser les forces militaires par des images satellites, la prise complète du Donbass reste l'objectif primordial de Moscou. Actuellement, les plus violents affrontements sont concentrés autour de villes clés telles que Pokrovsk, Kostiantynivka, Toretsk et Koupiansk.







