Portée par un jeu offensif séduisant et une solidarité sans faille, l’équipe de France confirme sa montée en puissance. Cette alchimie collective et cette complicité affichée sur le terrain suscitent un véritable engouement chez les supporters conquis, prêts à soutenir les Bleus vers les sommets.
Des accolades, des rires, des encouragements… À chacun des trois buts marqués face à la Suède, mardi 30 juin, les Bleus ont célébré ensemble, en communion avec leur public. Aucune tension n’a filtré au sein du groupe, malgré les critiques émises en début de compétition sur le style de jeu et l’entente entre la triplette offensive composée du capitaine Kylian Mbappé, du passeur Michael Olise et d’Ousmane Dembélé, Ballon d’or.
"On arrive méchants," a publié Kylian Mbappé sur ses réseaux sociaux après la victoire, aux côtés de ses coéquipiers dans l’avion.
La force collective est au-dessus de tout
Un bloc solidaire et déterminé, façonné par le sélectionneur Didier Deschamps. Ce dernier a même rendu hommage à son capitaine après son doublé, lorsque Mbappé l’a rejoint pour célébrer son but, apportant ainsi son soutien après le décès de la mère de l’ancien capitaine des Bleus en 1998.
"C'est logique et naturel, mais il faut apprécier. Quand les joueurs sont dans cet état d’esprit, c’est très positif. La force collective est au-dessus de tout," a réagi Didier Deschamps après la rencontre. "Tout le monde est concerné, y compris les attaquants. Je suis fier de cela." Cette solidarité nourrit l'engouement des supporters, de plus en plus nombreux à se laisser emporter par cette équipe au fil des matchs.
Ils nous offrent des émotions
"Ça fait longtemps que je n'avais pas pris autant de plaisir, et pourtant j'en ai connu des Coupes du monde," se réjouit Christophe, un Tarbais de 63 ans. "C'est beau, tous les joueurs sont au rendez-vous. On a envie d’être derrière eux parce qu’ils nous offrent des émotions." Alors qu’un documentaire diffusé sur Netflix a rappelé le fiasco de Knysna en 2010, cette ambiance délétère semble désormais bien loin.
"On sent une bonne ambiance dans ce groupe. Même Mbappé, que je trouvais un peu égoïste en club, me donne envie de l’aimer. Il guide son équipe tout en soutenant les autres joueurs," analyse Raphaël, Franco-Portugais. "Dans mon autre nation de cœur, je ne retrouve pas cette confiance ni cette union."
Ce maillot peut devenir collector
À cause du décalage horaire, notamment avec un coup d’envoi à 23 heures, il suit encore les rencontres via un chat avec ses amis. "C'était trop tôt, mais à partir des huitièmes de finale, on va sortir pour vivre cette communion avec les gens."
Même sentiment du côté de Florent, qui s’était éloigné de l’équipe de France. "Franchement, le jeu de Didier Deschamps, au fil des années, je n’en pouvais plus. Au dernier Euro, en 2024, on s’est clairement ennuyés. Mais avec ce style, ces joueurs et cette technique, je suis remonté dans le train. Je vais m’acheter le maillot de l’équipe cette semaine, floqué Olise, pour suivre les matchs. Il peut devenir collector, celui-là."
Place au 8e de finale
Ce samedi 4 juillet, à 23 heures, les Tricolores retrouvent le Paraguay en huitième de finale, après la qualification surprise des Sud-Américains face à l'Allemagne. Largement favoris, Kylian Mbappé et ses coéquipiers pourraient encore offrir de belles émotions grâce à leur jeu léché et porté vers l’attaque, malgré une défense paraguayenne qui s’annonce robuste.
En cas de qualification, les scènes de liesse pourraient se multiplier dans les rues à partir des quarts de finale, comme c'est souvent le cas à ce stade de la compétition. Maquillage bleu-blanc-rouge, maillot, marinière ou casque d’Obélix… le parfait attirail du supporter devrait rapidement faire son retour. Et les Bleus pourraient bien offrir encore de belles soirées d’été à des millions de Français. L'opération commando est lancée.







