En visite dans une usine de munitions, Kim Jong-un a récemment annoncé une ambition frappante : augmenter la production des missiles antichars Bulsae-4 par 2,5 cette année. Ce missile, déjà fourni à l'armée russe, pourrait redéfinir les capacités militaires sur le terrain en Ukraine.
Bien que l'armée russe soit le principal client de ce système, Pyongyang se concentre également sur l'équipement de ses propres forces. Comme rapporté par l'agence de presse KCNA, la Corée du Nord semble vouloir s'assurer que le Bulsae-4 est disponible non seulement pour elle, mais également pour ses alliés. Cela pourrait indiquer une augmentation des livraisons vers la Russie dans les mois à venir.
Un système d'armement à la pointe
Le Bulsae-4 est présenté comme l'un des systèmes d'armement antichars les plus avancés au niveau mondial. Selon des experts militaires en France, sa conception est souvent comparée à celle du missile israélien Spike-NLOS, bien que le Bulsae-4 ait une portée maximale conséquente de 15 km. Cependant, ses spécifications exactes demeurent dans l'ombre, témoignant du secret qui entoure l'arsenal nord-coréen.
Ce missile peut être monté sur des véhicules blindés M-2010, qui ont été aperçus sur le front ukrainien, ou encore sur des plateformes basées sur SUV. D'après des témoignages de militaires ukrainiens, l'apparition du Bulsae-4 a déjà provoqué des ajustements tactiques significatifs sur le terrain.
Auparavant, des unités nord-coréennes avaient déjà utilisé une version antérieure, le Bulsae-2, en Russie, mais la modernisation vers le Bulsae-4 marque une avancée stratégique importante pour Pyongyang. Cela a également suscité des préoccupations quant à l'intensification des hostilités en Ukraine.
Les implications de cette montée en puissance sont nombreuses. Des analystes estiment que l'augmentation de la production de missiles pourrait non seulement renforcer l'arsenal russe, mais aussi redéfinir le rapport de force dans le conflit ukrainien. La dynamique entre Moscou et Pyongyang pourrait créer un nouvel équilibre de pouvoir sur la scène internationale. Selon Pierre Lévy, expert en relations internationales, "cette coopération militaire souligne un alignement stratégique qui pourrait avoir des répercussions durables sur la sécurité européenne".







