Caracas (AFP) – Dans un développement marquant, le président américain Donald Trump a annoncé que le Venezuela, sous la direction de la présidente par intérim Delcy Rodriguez, s'apprête à livrer entre 30 et 50 millions de barils de pétrole aux États-Unis. Cette décision survient quelques jours après le renversement du président Nicolas Maduro lors d'une opération militaire américaine.
Trump a précisé que ce pétrole, classé de haute qualité et sous sanction, sera vendu au prix du marché. Avec les tarifs actuels, cela pourrait rapporter plus de deux milliards de dollars, qui seraient sous son contrôle afin d'assurer un usage bénéfique pour les peuples des deux nations.
Bien que la demande des États-Unis soit pressante, il reste à déterminer si Rodriguez a donné son accord pour cette transaction, ainsi que les modalités de son exécution. Ce mouvement pourrait signifier que le nouveau gouvernement est prêt à se plier à des exigences substantielles venant de Washington, y compris la concession du contrôle de son industrie pétrolière et une réduction des relations avec des alliés tels que Cuba et la Russie.
Des réactions internationales
Les experts s'inquiètent des implications de cette situation. La politologue Maria Corina Machado, également figure de proue de l'opposition vénézuélienne, a déclaré à Fox News que Rodriguez, par son passé et son alliance avec le régime de Maduro, n'était pas digne de confiance pour les investisseurs internationaux.
De l'autre côté, la porte-parole du gouvernement vénézuélien, Delcy Rodriguez, a fermement rejeté toute ingérence étrangère, affirmant que le pays est maître de ses affaires. Des tensions internes sont palpables, avec des forces de sécurité renforcées dans les rues de Caracas, et un climat de méfiance grandissant.
La capture de Maduro a également entraîné des pertes humaines désastreuses, faisant plusieurs victimes parmi les militaires et les services de sécurité. Ce contexte exacerbe les tensions et les inquiétudes quant à la stabilité du pays.
Le professeur de relations internationales, Dr. Fernando Alvarez, a souligné que cette intervention américaine représente un tournant qui pourrait redessiner le paysage géopolitique de l'Amérique Latine, évoquant une forme de protectorat américain qui n'était pas vue depuis plus d'un siècle.
Un avenir incertain
Alors que le gouvernement de Rodriguez traverse une période d'incertitude, le monde observe de près les conséquences de cette transition, tant sur le plan humanitaire qu'économique. La situation au Venezuela, actuellement en deuil national pour les victimes de cette offensive, soulève des questions critiques sur son avenir politique et social.
La manière dont le nouveau gouvernement gérera cette transition et ses relations avec les États-Unis détermineront, sans aucun doute, le chemin à suivre pour le pays.







