Mercredi soir, un drame tragique a frappé Pointe-à-Pitre, où un jeune homme de 17 ans, étudiant au lycée polyvalent Chevalier de Saint-Georges, a été tué par balles par deux individus masqués. La scène s'est déroulée vers 20h40 sur un parking du quartier Henry IV, suscitant l'indignation et l'inquiétude au sein de la communauté. Ce meurtre est le troisième homicide recensé en Guadeloupe depuis le début de l'année 2026, ce qui alerte les autorités sur une escalation inquiétante de la violence sur l'archipel, selon des sources judiciaires.
La procureure de Pointe-à-Pitre, Caroline Calbo, a confirmé qu'une enquête pour assassinat a été ouverte et que la brigade criminelle est déjà impliquée. Les premiers éléments de l'enquête indiquent que le jeune homme a été atteint par plusieurs balles, avec sept douilles de calibre 9 mm retrouvées sur les lieux, témoignant de la violence de l’attaque. Après le meurtre, un autre incident a éclaté dans la même soirée à Petit-Bourg, où un autre jeune homme a été blessé par balles, accentuant la peur et l'angoisse parmi les habitants.
Cette tragédie a touché la communauté scolaire, et le recteur d'académie, Gabriele Fioni, a exprimé sa "vive émotion". Une cellule d'écoute sera mise en place pour soutenir les élèves et le personnel du lycée. Les experts soulignent que ces événements révèlent une problématique plus large liée à la violence armée en Guadeloupe, où une cinquantaine d'homicides, principalement par armes à feu, ont été enregistrés l’année précédente, marquant une tendance préoccupante.
Ce climat de violence, dont la cause peut être liée à des rivalités entre bandes ou à des problèmes sociaux, nécessite des réponses adaptées de la part des autorités locales et de l'État, comme l'ont suggéré plusieurs acteurs sociaux et politiques de la région.







