Le président américain, Donald Trump, a réuni ce vendredi les dirigeants des grandes entreprises pétrolières dans l’espoir de les associer à sa stratégie au Venezuela, un pays riche en pétrole, mais en pleine crise. Lors d’un entretien avec Fox News, Trump a déclaré : "Nous attendons 14 grands noms du secteur. Ces entreprises sont prêtes à investir au moins 100 milliards de dollars dans l'industrie pétrolière vénézuélienne."
Cette initiative survient alors que des tensions politiques et économiques secouent le Venezuela, pays dont les réserves pétrolières sont parmi les plus vastes au monde. Selon des informations d’NBC News, des dirigeants d’Exxon Mobil, Chevron et ConocoPhillips sont attendus à la Maison Blanche. Jusqu'à présent, seule Chevron a une licence pour opérer dans le pays, tandis que les autres entreprises ont quitté le territoire après les réformes de Hugo Chávez en 2007, qui requéraient une majorité de participation de l'État dans les exploitations.
En parallèle, Trump a annoncé que les États-Unis lanceraient des frappes "au sol" contre les cartels, bien que les détails ne soient pas encore clairs. Dans une déclaration, il a ajouté : "Les cartels dirigent le Mexique. C'est une situation désastreuse." Cette nouvelle approche militaire pourrait exacerber les tensions entre les États-Unis et le Mexique, et certains experts suggèrent qu'elle pourrait avoir un impact négatif sur la coopération régionale contre le narcotrafic.
Des analystes estiment que les récents développements sur la scène internationale pourraient permettre aux États-Unis de tirer profit des ressources pétrolières vénézuéliennes, tout en consolidant leur influence sur le pays. Comme l'indique le journal Le Monde, "la stratégie de Trump pourrait transformer le paysage énergétique mondial, alors que le contrôle et l’exploitation des ressources deviendront un enjeu central dans ces relations complexes." Les répercussions de cette manœuvre restent à surveiller, notamment en ce qui concerne le passage des ressources sous le contrôle américain.
Les déclarations de Trump et ses initiatives semblent agiter un bourbier géopolitique. Les opposants vénézuéliens, notamment la responsable de l'opposition, Maria Corina Machado, se rencontreraient avec le président américain la semaine prochaine, ajoutant ainsi une autre dimension aux enjeux en cours. Les spécialistes s’accordent à dire que la situation au Venezuela nécessite une approche nuancée, mêlant diplomatie et pression économique, pour éviter un effondrement total.







