Face à un conflit prolongé en Ukraine et à une érosion de ses effectifs, la Russie se tourne vers des méthodes de recrutement inédites. Selon des informations rapportées par Bloomberg, l'armée russe a commencé à cibler des jeunes d'Afrique du Sud via des plateformes de jeux en ligne telles que Discord, connectant les intéressés avec des recruteurs en ligne.
Depuis le décret signé par Vladimir Poutine en juillet 2025, qui autorise les étrangers à servir dans l'armée en période de mobilisation, plusieurs pays ont été abordés dans cette quête de renforts. La situation en Afrique du Sud est particulièrement préoccupante, avec au moins deux jeunes sud-africains ayant rejoint les rangs russes après des échanges sur Discord, où ils ont été contactés par un utilisateur sous le pseudonyme de "@Dash". D'après des documents révélés par Bloomberg, ces jeunes auraient quitté leur pays à la suite d'une impulsion d'un proche inquiet, allant même jusqu'à passer par le consulat russe.
Une fois arrivés en Russie, ils ont signé des contrats militaires, promettant potentiellement des bénéfices tels que la citoyenneté russe et le soutien pour leurs études. Malheureusement, l'un d'eux a trouvé la mort sur le front ukrainien, soulignant les dangers auxquels ces recrues sont exposées.
Ce phénomène de recrutement n'est pas isolé. En novembre, le ministre des Affaires étrangères du Kenya a fait état d'environ 200 ressortissants de son pays combattant pour la Russie, et des rapports similaires parlent de situation au Cameroun et au Burkina Faso. Les jeunes attirés par des promesses d'emploi se retrouvent souvent dans des situations précaire, exposés à un conflit intense sans formation militaire adéquate. En parallèle, des experts soulignent que ces méthodes de recrutement ciblent principalement des群es vulnérables, exploitant la précarité de leur situation.
Ce nouveau moyen de recrutement met en lumière une stratégie plus vaste que la Russie semble adopter dans son effort pour compenser des pertes. Alors que l'équipe russe continue à courtiser des étrangers, la réaction internationale et la vigilance sont plus que jamais nécessaires pour contrer ces initiatives. Schématiquement, cette situation réveille aussi des inquiétudes quant à la manière dont des jeunes à travers le monde, y compris en France, pourraient être entraînés dans de tels réseaux.







