Le rapport de l'Insee révèle que le taux de chômage en Occitanie a grimpé de 0,2 point, atteignant 9,2 % de la population active pour le troisième trimestre 2025. Cet accroissement survient dans un contexte plutôt mitigé, où la croissance du produit intérieur brut (PIB) français, enregistrant +0,5 %, n’a pas eu d'effet significatif sur le milieu du travail dans la région.
Alors que l'économie nationale affiche un léger regain de vitalité, notamment grâce à la dynamique des exportations aéronautiques, le secteur de l'emploi ne suit pas cette tendance. Les entreprises restent prudentes dans leurs projets d'embauche, ce qui retarde sérieusement le redressement du marché du travail. François Hild, économiste à l'Insee Occitanie, souligne que la stagnation des heures rémunérées traduisent une situation d'attentisme au sein des entreprises.
Au cours de cette période, le secteur de la construction continue de souffrir, avec une chute de l’activité de 1,6 % par rapport à l'année précédente, une performance moins bonne que celle observée dans le reste de la France, où la baisse est de 1,3 %. Par ailleurs, les services marchands ont également connu un recul de 0,3 % comparé à 2024, principalement en raison de la contraction dans les secteurs technologiques.
Une perte nette de 5 400 emplois
À l’inverse, des secteurs tels que l'hôtellerie-restauration affichent une bonne santé, avec une hausse de 1,6 %, tout comme le secteur tertiaire non marchand, qui progresse de 1,1 %. Malheureusement, entre juin et septembre, l'emploi salarié est resté stable, masquant une perte totale de 5 400 postes sur un an, avec une réduction notable dans le domaine des contrats d'alternance, qui représentent près de la moitié de cette baisse.
Les disparités entre départements sont marquées, avec un taux de chômage qui atteint son paroxysme à 12,2 % dans les Pyrénées-Orientales, le plus élevé de France, tandis que la Lozère présente le taux le plus bas, à 4,8 %. Cette situation pourrait s'aggraver si les incertitudes géopolitiques actuelles, notamment celles liées à la situation au Venezuela, persistent. Comme le prédit l'Insee, le taux de chômage national pourrait franchir le cap des 7,8 % dans les premiers mois de 2026.
Les conséquences de ces chiffres sont significatives, impliquant un besoin urgent d'accompagnement et de solutions ciblées pour rassurer les acteurs économiques de la région. Les experts s'accordent à dire qu'il est impératif de revitaliser le marché du travail pour éviter une dégradation supplémentaire de la situation. Jean-Michel Blanquer, ancien ministre de l'Éducation nationale, a récemment affirmé que « l'État doit intensifier ses efforts pour stimuler l'embauche et soutenir les secteurs les plus touchés », confirmant ainsi la nécessité d'une action rapide et efficace.







