Nickolay Mladenov, ancien coordonnateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient, est pressenti pour diriger le Conseil de paix que Washington souhaite instaurer à Gaza. Malgré son absence de nomination officielle, ce diplomate bulgare s'active déjà en Israël et en Cisjordanie dans le but de débloquer un processus qui semble actuellement au point mort.
Sa solide expérience régionale est saluée par de nombreux observateurs, notamment par Milen Keremedchiev, un ancien diplomate qui affirme que la Bulgarie est perçue comme un acteur modéré dans ce conflit complexe. Cette image pourrait servir Mladenov dans ses efforts pour établir des ponts entre les différents acteurs. Vessela Tcherneva, son ancienne porte-parole, souligne qu'il ne voit pas la diplomatie simplement comme un marchandage, mais comme un moyen d'atteindre des objectifs clairs.
Un soutien de Washington
La nomination de Mladenov interviendrait dans un contexte où le plan de paix de l'administration Trump semble être à un tournant critique. Plusieurs experts, dont David Rigoulet-Roze, affirment qu'il bénéficie d'une certaine légitimité proche de Trump, ayant été l'envoyé des Nations Unies pour le Moyen-Orient entre 2015 et 2020, période pendant laquelle les accords d'Abraham ont pris forme.
« Un engagement fort des États-Unis sera crucial », écrivait Mladenov dans une publication récente sur le site du Washington Institute, insistant également sur l'importance des contributions financières des partenaires régionaux. À noter qu'il a su établir des relations de confiance avec Israël, notamment avec le Premier ministre Benyamin Netanyahou.
Une médiation difficile mais nécessaire
La récente mission de Mladenov à Ramallah visait à discuter de la situation à Gaza avec le vice-président palestinien Hussein al-Sheikh. L'accent a été mis sur les moyens de faire avancer la fragile trêve entre Israël et le Hamas, en vigueur depuis le 10 octobre. Cette réunion a également abordé l'escalade des violences en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967.
Face aux tensions croissantes, la diplomatie de Mladenov sera mise à l'épreuve. Des voix dans la région, comme celle d'Alon Bar, un ancien diplomate israélien, estiment qu'il pourrait devenir un chaînon manquant dans le processus de paix, capable de maintenir des canaux de communication ouverts entre toutes les parties prenantes. Alors que la situation se complexifie, l'avenir du processus de paix à Gaza pourrait bien dépendre de son approche stratégique et équilibrée.







