La dernière réunion entre Donald Trump et des représentants des grandes compagnies pétrolières a largement tourné au désenchantement. Cela fait suite à la promesse du président américain de rendre le Venezuela « ouvert aux affaires », surtout après l'arrestation de Nicolás Maduro. Les médias, tels que The Guardian, rapportent que Trump a exprimé son espoir que les ressources énergétiques du pays profitent non seulement aux États-Unis et aux entreprises pétrolières, mais aussi aux Vénézuéliens.
Cependant, bien que les dirigeants des entreprises comme Exxon Mobil, Chevron et ConocoPhillips aient montré un intérêt modéré, peu d'entre eux se sont engagés à investir rapidement. Comme l'a noté The Wall Street Journal, les patrons du secteur pétrolier ont exprimé la nécessité de garanties solides en matière de sécurité et de réformes juridiques avant de s'engager financièrement.
Des promesses à vérifier
Malgré l'assurance de Trump concernant un avenir radieux pour ceux qui choisiraient d'investir, ses promesses de « sécurité totale » n'ont pas su convaincre. Le président a même menacé de remplacer les hésitants par d'autres investisseurs, en affirmant qu'il avait 25 personnes prêtes à prendre la relève. Pourtant, comme le souligne Politico, les principaux dirigeants du secteur pétrolier restent sceptiques quant à la possibilité de débourser des milliards de dollars pour développer des infrastructures dans un climat d’incertitude politique.
Un passé lourd de conséquences
Cette prudence découle notamment de l'expérience passée des compagnies pétrolières. L'incertitude politique et les pertes colossales subies lors de la nationalisation du secteur sous Hugo Chávez sont gravées dans les mémoires. Plusieurs dirigeants du secteur, y compris Darren Woods, le président d'Exxon Mobil, ont déclaré que sans changements significatifs du cadre juridique, le Venezuela demeurerait peu attrayant pour les investisseurs. Woods a ainsi noté que le pays est actuellement « impossible à investir » et que des garanties claires sont indispensables pour envisager tout retour, après deux saisies d'actifs antérieures.
En conclusion, l'enthousiasme de Trump pour la revitalisation du secteur pétrolier vénézuélien est confronté à une défiance croissante de la part des investisseurs. Même des donateurs politiques proches comme Harold Hamm soulignent la nécessité d'assurances solides avant de soutenir le plan d'investissement gouvernemental. Ainsi, malgré les promesses lumineuses de l'administration, CNN rapporte que le secteur pétrolier reste sur ses gardes, laissant ainsi à Trump la responsabilité de prouver que les opportunités au Venezuela sont réelles et accessibles.







