Le Rassemblement national (RN) a réussi un coup d'éclat lors de l'examen budgétaire pour 2026 : l'adoption de l'amendement visant à supprimer la très controversée « taxe Nahel », un dispositif qui aurait fait supporter aux contribuables le coût des émeutes survenues en France. Ces événements, déclenchés par la mort tragique du jeune Nahel en juin 2023, ont engendré des dégradations financières, suscitant des inquiétudes parmi la population concernant une éventuelle obligation de financement par leurs assurances habitation.
Matthias Renault, député RN, a annoncé l'adoption de cet amendement via les réseaux sociaux, déclarant emphatiquement : « Taxe Nahel pour faire payer aux Français le prix des émeutes. Amendement RN adopté pour la suppression de ce dispositif en commission des finances. » Selon le RN, il est impératif que ceux qui commettent des actes de vandalisme soient tenus de réparer les dommages causés, plutôt que de faire peser le fardeau sur l'ensemble des citoyens.
Cependant, la mise en œuvre de cet amendement pourrait être compromise par l'utilisation possible de l'article 49.3 de la Constitution, qui permettrait au gouvernement de passer outre le vote parlementaire. Renault a exprimé ses craintes à ce sujet, affirmant : « Cette taxe risque de passer par 49.3… ! » La question demeure donc : les Français seront-ils vraiment épargnés de cette taxe, ou risquent-ils d'en faire les frais malgré les efforts du RN ?
Pour rappeler le contexte, la taxe Nahel, adoptée par le Sénat en décembre dernier, avait pour but de créer un fonds alimenté par une charge de 2 à 2,5 % sur les contrats d'assurance habitation, destinée à compenser les dégâts causés par des émeutes. Au cours des récents événements, les coûts des dégradations ont atteint des sommets, le rapport sénatorial indiquant un coût total d'environ 793 millions d'euros après les violences liées à la mort de Nahel.
Benjamin Morel, un politologue expert en politiques publiques, a commenté cette situation en disant : « Ce débat met en lumière les tensions entre responsabilisation individuelle et solidarité collective, un thème central dans le discours public actuel. »
Alors que la discussion autour du budget pour 2026 s'intensifie, le RN demeure ferme sur sa position, prônant une politique où les délinquants sont les premiers à assumer les conséquences de leurs actes. Cette bataille, plus que budgétaire, est aussi une lutte symbolique pour une France qui cherche des solutions à ses problèmes d'urbanité et de violence.







