Le 10 janvier 2026, après une série de frappes russes sur la capitale ukrainienne, Kiev se retrouve plongée dans un froid insupportable. Les températures flirtent avec les -12°C, tandis que des milliers d'habitants sont privés de chauffage. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a appelé la communauté internationale à une « réaction claire » face à cette situation alarmante, qui a causé la mort de quatre personnes et blessé 26 autres, selon le parquet ukrainien.
« La moitié des immeubles d'habitation à Kiev, près de 6000, sont actuellement sans chauffage », a exprimé Vitaly Klitschko, le maire de la ville, exhortant ceux qui le peuvent à envisager une sortie temporaire. Pendant ce temps, des équipes de réparation sont à l'œuvre, bravant le froid pour rétablir l'approvisionnement en chauffage pour environ 417,000 foyers, comme rapporté par DTEK, un opérateur électrique privé.
La situation pourrait s'aggraver, avec des experts soulignant que ce type d'attaques ciblant les infrastructures civiles constitue une escalade du conflit. L’ambassadeur d’Ukraine à l’ONU, Andriï Melnyk, qualifie ces actions de « crimes de guerre » dans sa lettre demandant une réunion d'urgence du Conseil de sécurité, prévue pour ce lundi. Cette requête reçoit le soutien d'une coalition de pays, notamment la France, le Royaume-Uni, et plusieurs nations scandinaves.
De plus, le ministère de la Défense britannique a annoncé la mobilisation de 200 millions de livres pour préparer son armée à un éventuel déploiement en Ukraine dans le cadre d'une force multinationale. Cela inclut l'achat de nouveaux équipements militaires et le renforcement des capacités de défense aérienne, ce qui pourrait offrir un soutien crucial à l'Ukraine dans cette période critique.
En conséquence, alors que Kiev endure à la fois des températures glaciales et une destruction continue, la communauté internationale reste attentive et pourrait intensifier son soutien. Selon une analyse du journal, Le Monde, la réponse globale à cette crise pourrait façonner l’évolution du conflit dans les mois à venir.







