Éric Ciotti, candidat de l'Union des droites pour la mairie de Nice, a été entendu en libre audition à Nanterre ce vendredi 9 janvier. Cette démarche s'inscrit dans le cadre d'une enquête ouverte en mai par le parquet de Nice au sujet de possibles fichages illégaux. Des sources proches du dossier ont confirmé cette information, qui a été initialement rapportée par Le Parisien.
Les accusations portent sur l'enregistrement sans consentement de données personnelles sensibles. En août, des perquisitions avaient été menées, notamment dans les bureaux du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, où M. Ciotti a exercé ses fonctions de président de 2008 à 2017, et où il demeure président de la commission des finances.
Son avocat, Me Franck de Vita, a déclaré que son client est "particulièrement serein", ajoutant qu'il ne peut être tenu responsable d'aucune infraction pénale. Il a également critiqué ce qu'il décrit comme une "nouvelle violation du secret de l'enquête" et des tentatives de diversion des médias.
L'enquête a été motivée par le signalement d'un lanceur d'alerte anonyme qui a évoqué l'existence de fichiers illégaux. Selon les informations fournies par Nice-Matin, ces documents pourraient recenser des centaines de citoyens niçois jugés influents, y compris des responsables associatifs et des commerçants, avec des notations relatives à la religion, à l'origine ethnique, et à d'autres critères personnels.
Alors que le parquet de Nice n’a pas souhaité commenter l’affaire, des experts en droit ont souligné l'importance de protéger la vie privée dans le cadre politique. La question de la légalité du fichage de personnes, surtout sans leur consentement, pourrait avoir de graves implications pour la carrière politique de Ciotti. Les développeurs et les analystes politiques attendent avec intérêt l'issue de cette enquête, qui pourrait décider de l'avenir public du député.







