Lors d'une interview accordée à Le Crayon, Ségolène Royal a suscité des débats avec sa proposition audacieuse de reconvertir les jeunes engagés dans des rodéos urbains. Au lieu de recourir à des sanctions, l'ancienne ministre souhaite canaliser cette énergie vers des formations encadrées, notamment dans les métiers de la mécanique automobile ou du spectacle.
Dans ses propos, elle souligne que ces comportements, souvent perçus comme de la délinquance, relèvent surtout d'une passion. "Les jeunes qui s'adonnent aux rodéos possèdent un goût pour la vitesse. Il ne s'agit pas simplement d'un défi à l'autorité ; c'est un cri d'alarme sur leur désir de sortir d'un quotidien parfois difficile," a-t-elle déclaré. Elle soutient que cette approche pourrait prévenir des dérives comme la criminalité, offrant ainsi une alternative constructive.
Royal envisage un système d'encadrement où les jeunes seraient formés par des professionnels, tels que des motards ou des gendarmes. "Imaginez un internat où ils pourraient se redresser et apprendre à conduire en toute sécurité," propose-t-elle. Au-delà de cette formation, elle évoque également un potentiel avenir dans des métiers en pénurie, comme celui de garagiste.
Cette idée de reconversion a provoqué des réactions mitigées sur les réseaux sociaux. Le maire de Cannes, David Lisnard, a ironisé sur la suggestion, proposant de "reconvertir aussi les meurtriers aux épreuves de tir aux JO". Ce commentaire illustre le scepticisme entourant la proposition de Royal, jugée déplacée par certains.
Des experts en sociologie et en politique, comme Lucie Dubois, estiment que cette stratégie pourrait fonctionner si elle est mise en œuvre avec sérieux. "La répression seule ne fait que creuser un fossé entre les jeunes et les institutions. Offrir des alternatives viables est essentiel," affirme-t-elle.
Pour conclure, la proposition de Ségolène Royal ouvre un débat essentiel sur la manière de traiter les comportements à risque chez les jeunes. Peut-être, comme le suggèrent certains, est-il temps de repenser notre approche avant que ces talents ne soient perdus pour la société.







