En réponse aux inquiétudes des agriculteurs face à la concurrence accrue liée à l'accord de libre-échange UE-Mercosur, le gouvernement français a annoncé une suspension de l'importation de certains produits agricoles. À partir du 8 janvier, des fruits tels que les avocats et les mangues, ainsi que d'autres produits agricoles, ne pourront plus entrer en France s'ils contiennent des substances interdites dans l'Union européenne.
Cette mesure, qui sera en vigueur pour une durée maximale d'un an, a été officialisée par la ministre de l'Agriculture, Annie Genevard. Elle a précisé que l'arrêté vise à protéger la santé publique et à garantir que les normes environnementales en vigueur en Europe soient respectées. Sébastien Lecornu, le premier ministre, avait déjà évoqué cette décision, mettant en avant l'importance d'une agriculture respectueuse des normes de santé.
Les produits concernés par cette interdiction comprennent notamment des fongicides comme le mancozèbe et le thiophanate-méthyl, ainsi qu'un herbicide, le glufosinate. Ces substances sont considérées comme dangereuses et ont été retirées du marché européen en raison de leurs effets nocifs potentiels sur la santé humaine et l'environnement.
Les experts du secteur agricole se réjouissent de cette initiative, estimant qu'elle permettra de protéger à la fois les consommateurs et les producteurs européens. Par ailleurs, des entreprises comme Carrefour affirment déjà contrôler la présence de résidus de ces substances dans leurs produits, renforçant ainsi la confiance des consommateurs dans la sécurité alimentaire.
Il convient de noter que cette décision doit encore être validée par les autorités de Bruxelles, où des discussions sont en cours pour harmoniser les règles sur l'importation de produits agricoles. La ministre Genevard se rendra à Bruxelles pour participer à des réunions sur la politique agricole commune et l'accord Mercosur.
La France adopte ainsi une position proactive en matière de sécurité alimentaire, et appelle à une révision des règles européennes concernant les résidus de pesticides pour garantir des normes équitables pour tous les acteurs du marché.







