Lors du récent sommet de la « Coalition des volontaires » à Paris, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exprimé son inquiétude face à l'absence de réponses précises de la part de ses alliés européens concernant leur réaction en cas de nouvelle attaque russe. « C’est une question très délicate », a-t-il souligné, déplorant le flou des engagements donnés.
Au cours de la rencontre qui a rassemblé 35 nations, dont les États-Unis, l'Ukraine s'est vu attribuer des promesses de garanties de sécurité, mais Zelensky semble insatisfait. « Jusqu'à présent, je n'ai pas reçu de réponse claire et sans équivoque », a-t-il déclaré, visiblement préoccupé par le soutien futur de ses partenaires.
Une armée renforcée pour l'Ukraine
Zelensky a affirmé sentir une « volonté politique » des alliés de fournir des garanties solides, mais il a insisté sur le fait qu'elles devraient être légalement contraignantes. Il a évoqué le besoin d’une armée ukrainienne forte, préconisant un effectif de 800 000 soldats, soit le double des forces combinées de la France et du Royaume-Uni, et a insisté sur l'importance d'armes adéquates et de financements durables.
Lors de ce sommet, les membres ont convenu de la nécessité de déployer une force multinationale en Ukraine pour surveiller un éventuel cessez-le-feu, sous l'égide des États-Unis, après un accord hypothétique avec la Russie. Cependant, il demeure un point de friction, car Moscou a déjà refusé toute présence militaire occidentale sur son front.
Des experts en relations internationales, comme François Heisbourg, soulignent que la situation est complexe. « Les garanties de sécurité doivent être non seulement politiques, mais également militaires pour rassurer Kyiv », a-t-il déclaré à France 24. Les défis de la communication entre les nations deviennent de plus en plus pressants dans un contexte géopolitique incertain.







