Chrystia Freeland, ancienne ministre des Finances et des Affaires étrangères du Canada, a été mise en lumière suite à sa nomination en tant que conseillère économique de l'Ukraine par le président Volodymyr Zelensky. Elle a annoncé sa démission de ses fonctions précédentes dans le gouvernement canadien afin de se consacrer pleinement à ce nouveau rôle qui pourrait avoir des répercussions significatives pour l'économie ukrainienne en pleine reconstruction.
Freeland, qui a des racines ukrainiennes, avait précédemment agi en tant que représentante spéciale du Canada pour la reconstruction de l'Ukraine. Cette expérience lui a permis de développer une compréhension approfondie des défis auxquels le pays est confronté, notamment en matière de sécurité et de réformes économiques, comme l'explique l'expert en politique internationale, Julien Boucher, dans Le Monde.
« L’Ukraine est au cœur du combat mondial pour la démocratie et je suis heureuse de pouvoir y contribuer bénévolement en tant que conseillère économique auprès du président Zelensky », a exprimé Freeland à travers un post sur X, soulignant son engagement envers le pays.
De plus, le président Zelensky a exprimé sa confiance en Freeland, affirmant qu'elle possède « une grande expertise dans l’attraction d’investissements et la mise en œuvre de transformations économiques », nécessaires pour renforcer la résilience du pays. « En ce moment, l'Ukraine doit tous azimuts renforcer sa capacité tant pour la reprise du pays que pour soutenir la défense nationale », a-t-il ajouté sur X.
Les consultations de Macron pour l'Ukraine
Parallèlement, Emmanuel Macron, président français, a annoncé qu'il réunira les dirigeants des deux chambres du Parlement, ainsi que les chefs de partis, pour discuter des garanties de sécurité à fournir à l'Ukraine. Cette réunion s'inscrit dans le cadre de la « coalition des volontaires », qui regroupe plusieurs pays, et vise à établir une force multinationale qui pourra intervenir en cas d'accord de paix avec Moscou.
Ce sommet à l'Élysée, qui aura lieu après une réunion avec des États-Unis et des pays européens, s'inscrit dans la continuité des efforts diplomatiques déployés par Macron depuis près d'un an. Selon un conseiller de Macron, cette coalition vise à s'assurer que « les États-Unis ne lâchent pas l'Ukraine » à un moment critique de la guerre.
En somme, la nomination de Chrystia Freeland pourrait symboliser un déplacement vers des stratégies économiques plus robustes au sein de l'Ukraine. La combinaison des efforts de Freeland et des discussions menées par Macron pourrait donner une nouvelle impulsion à la relance du pays, qui souhaite plus que jamais se fortifier sur la scène internationale – un besoin accentué par les récents défis géopolitiques.







