La chef de l'opposition vénézuélienne, María Corina Machado, lauréate du prix Nobel de la paix 2025, a récemment déclaré son intention de rentrer au Venezuela « le plus vite possible ». Ses commentaires interviennent à la suite d'une opération militaire américaine couronnée de succès qui a abouti à l'arrestation du président Nicolas Maduro.
« Je suis prête à revenir au Venezuela lorsque les conditions le permettront, et j’ai de grands projets pour notre pays », a-t-elle exposé dans une interview accordée à Fox News.
Machado a des visions ambitieuses pour le pays, affirmant qu’elle souhaite faire du Venezuela « le centre énergétique des Amériques ». Sa feuille de route inclut un engagement à rétablir l'État de droit et à garantir la sécurité pour les investissements étrangers, ce qui a de quoi susciter l'intérêt au sein de la communauté internationale.
De plus, elle n’a pas hésité à critiquer son adversaire politique, Delcy Rodriguez, récemment intronisée présidente par intérim. Selon elle, Rodriguez est « l'une des principales architectes de la torture » dans le pays. Le contexte politique est tendu, et les déclarations de Machado viennent aggraver cette ambiance.
D'un autre côté, à Washington, le président républicain de la Chambre, Mike Johnson, a exprimé son soutien à la tenue d'élections anticipées au Venezuela. « Des élections doivent être convoquées rapidement pour stabiliser le pays », a-t-il déclaré après une réunion avec des hauts responsables de la défense américaine, abordant les défis économiques auxquels se confronte le pays.
En parallèle, des incidents récents à Caracas ont attiré l'attention. La police locale a tiré « de manière dissuasive » sur des drones survolant le palais présidentiel, provoquant une agitation dans le quartier. Selon des sources officielles, « il n’y a eu aucun affrontement, et la situation est relativement calme ».
Cette atmosphère de tension et d’incertitude met en lumière la fragilité de la situation politique au Venezuela, exacerbée par l'intervention étrangère et des allégations de violations des droits humains. Les experts prévoient que le climat de défiance persistera tant que des mesures concrètes ne seront pas mises en œuvre pour rétablir la démocratie.







