Mercredi, l’Egypte a annoncé qu’un "consensus" avait été atteint concernant les membres du comité technocratique palestinien chargé de superviser la gestion de la bande de Gaza dans le cadre du plan américain.
L’émissaire de l’ancien président Donald Trump, Steve Witkoff, a affirmé que la "phase 2" du plan avait démarré, avec un objectif primordial : le désarmement du Hamas. « Nous passons du cessez-le-feu à la démilitarisation et à la reconstruction de Gaza », a-t-il déclaré via le réseau social X.
Ainsi, le gouvernement égyptien a levé le voile sur la composition du comité technique de 15 membres, lequel serait chargé de l’administration de la région sur le modèle d’un Conseil de la paix supervisé par Donald Trump lui-même. Ce projet, décrit en 20 points, a été présenté après une période de conflit intense.
La phase 2 établira une gouvernance technocratique transitoire via le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG) et mettra en exergue la nécessité d’un désarmement complet, en insistant sur le respect des obligations par le Hamas, notamment concernant le retour d’un otage, Ran Gvili, dont le corps reste introuvable. Witkoff a prévenu que tout manquement à cette exigence pourrait déclencher des conséquences graves.
Un soutien mutuel au sein des acteurs palestiniens
Des mouvements palestiniens, dont le Hamas et la présidence palestinienne, ont manifesté leur soutien au comité technocratique. Dans une déclaration conjointe, ils ont mis en avant leur accord pour la formation de cette administration transitoire. Selon les informations de WAFa, la présidence de Mahmoud Abbas considère cela comme une avancée significative.
Concernant la direction du comité, deux noms sont en lice : Ali Shaath et Majed Abou Ramadan. Il est essentiel qu’un accord soit trouvé entre le Fatah et le Hamas pour garantir un soutien unifié au comité et à ses efforts.
Les discussions se concentrent également sur le retrait des forces israéliennes, la réouverture du point de passage de Rafah et l’entrée de l’aide humanitaire en provenance d’Égypte, soulignant ainsi l’interconnexion entre la gestion politique et les besoins urgents de la population.
Les réactions des experts sont variées, certains voient d'un bon œil cette initiative comme un espoir pour une gouvernance pacifique, tandis que d'autres restent sceptiques quant à la volonté réelle du Hamas de se conformer aux exigences du plan. Les jours à venir pourraient révéler si cette phase 2 se traduira par des avancées concrètes ou si elle ne restera qu'une promesse non tenue.







