Le 14 janvier, les États-Unis ont annoncé le gel des procédures de visas pour 75 pays, une décision qui marque un tournant significatif dans la politique migratoire sous l'administration de Donald Trump. Selon le Département d'État, cette mesure vise à renforcer les contrôles sur les demandes d'immigration en provenance de pays tels que la Somalie, la Russie, l'Afghanistan et l'Iran.
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a relayé la nouvelle sur le réseau social X, mentionnant que le gel concerne spécifiquement les visas d'immigration, touchant des pays dans des situations politiques et économiques difficiles. Des experts pointent du doigt les conséquences de cette décision sur les migrants qui espèrent une vie meilleure aux États-Unis. « C’est une mesure qui exacerbe la souffrance de millions de personnes en quête de sécurité, » déclare un spécialiste de l'immigration de l'Université de Paris.
Cette décision s’inscrit dans la continuité de la rhétorique de Trump, qui a déjà qualifié les immigrants d'origine non européenne de manière péjorative. Le Département d'État a récemment signalé avoir révoqué plus de 100 000 visas au cours de l'année écoulée, un chiffre record qui laisse présager une volonté de durcir encore les conditions d'entrée.
Récemment, Trump avait exprimé sa préférence pour les immigrants venant de pays nordiques, illustrant ainsi une politique d'immigration marquée par des discriminations raciales. Néanmoins, cette mesure ne devrait pas affecter les visas de tourisme ou d'affaires, bien que les procédures de vérification s’annoncent plus rigoureuses, incluant l'analyse des historiques de réseaux sociaux des demandeurs.
Cette suspension de visas soulève de vives inquiétudes parmi les ONG et les défenseurs des droits de l'homme, qui craignent que cette politique n'entraîne une criminalisation de l'immigration et une stigmatisation des pays concernés.
Il est également pertinent de noter que les États-Unis ne sont pas seuls dans cette situation. D'autres pays, comme le Canada et l'Australie, renforcent également leurs critères d'immigration. Le débat autour de l'immigration est alors plus crucial que jamais, nécessitant une réflexion collective sur le futur des politiques migratoires à travers le monde.







