Le Groenland, immense territoire autonome danois, suscite un intérêt grandissant. En plus de ses vastes étendues glaciaires, représentant 81 % de sa superficie, il est perçu comme une réserve de ressources minérales inexploitées, notamment des terres rares et des métaux précieux. Ce pays, que Donald Trump avait un jour envisagé d'acheter, ne cesse d'attirer les convoitises des grandes puissances.
Une richesse minière sous-exploitée
Depuis 2009, les Groenlandais ont acquis le pouvoir de décider de l'utilisation de leurs ressources. Bien que seulement deux mines soient actuellement en activité, les perspectives d'exploitation attirent les investisseurs. Selon un rapport du Monde, les États-Unis ont signé en 2019 un mémorandum de coopération dans le secteur minier, suivi par un accord similaire de l'Union Européenne en 2023. La carte géologique du Groenland est si détaillée qu'elle a permis d'identifier 25 des 34 minéraux jugés essentiels par l'UE.
Un enjeu géopolitique majeur
À quelques heures de vol de New York, le Groenland est devenu un point d'intérêt stratégique face aux ambitions russes et chinoises dans l'Arctique. Alors que le Danemark -- membre de l'OTAN -- investit pour renforcer sa présence militaire, nombre d'experts avertissent que la fonte des glaces pourrait ouvrir de nouvelles routes maritimes et accroître la compétition pour les ressources. Marie Dupont, chercheuse à l'Institut français des relations internationales, souligne : "Le Groenland est à la croisée des chemins, à la fois en termes de ressources et de sécurité internationale. Ce territoire pourrait devenir un centre névralgique des relations internationales du XXIe siècle."
Des ambitions multiples
Les projets de la société minière Amaroq, qui envisage une nouvelle mine pour l'extraction de terres rares, témoignent de l'essor potentiel de cette industrie. L'ouverture de cette mine à Black Angel pourrait avoir lieu entre 2027 et 2028, permettant d'extraire non seulement des métaux comme le zinc et le plomb, mais aussi des éléments critiques tels que le germanium et le cadmium. Cependant, le Groenland reste en grande partie dépendant des subventions du Danemark, qui représentent un cinquième de son PIB.
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En somme, la combinaison des ressources naturelles et de la position géographique stratégique du Groenland en fait un enjeu majeur pour les puissances mondiales. Comme le note France 24, les développements futurs dans cette région pourraient redéfinir les dynamiques de pouvoir dans l'Arctique.







