Le gouvernement français a récemment dévoilé un plan ambitieux pour la prise en charge de l'obésité, visant à intégrer des mesures de prévention et de soin jusqu'en 2030. Parmi les initiatives, figurent le remboursement des consultations diététiques et psychologiques, ainsi qu'un soutien accru pour l'activité physique adaptée.
L'obésité, qui touche environ 18,1 % de la population adulte en France, représente un défi de santé publique. Comme le souligne un rapport de l'Institut de veille sanitaire (InVS), les disparités socio-économiques accentuent ce problème, rendant la mise en œuvre de solutions urgentes et nécessaires.
Avec un focus sur la prévention dès le plus jeune âge, ce nouveau cadre stratégique vise à identifier les personnes à risque via la médecine scolaire et les PMI. « Il est essentiel d'intervenir tôt pour éviter que la situation ne s'aggrave », insiste le Dr. Marie-Pierre Guévin, endocrinologue, lors d'une conférence donnée à l'Institut Pasteur.
Ce plan ne se limite pas à la prévention, il inclut également une prise en charge pluridisciplinaire. À partir de 2026, un parcours coordonné de soins sera expérimenté pour les adultes en situation d'obésité complexe. En s'appuyant sur les retours d'expériences passées, le ministère de la Santé aspire à améliorer l'efficacité du suivi médical, diététique et psychologique.
Parallèlement, la question du remboursement des nouveaux traitements médicamenteux anti-obésité reste une priorité gouvernementale. La Haute autorité de santé a déjà évoqué l'idée d'une prise en charge conditionnée pour les personnes en obésité sévère. Cependant, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, admet que des négociations avec les laboratoires sont toujours en cours concernant le coût pour la sécurité sociale, un sujet qui soulève des préoccupations quant à la durabilité financière des traitements.
En attendant la finalisation de ces discussions, le gouvernement mise sur la formation de professionnels de santé, notamment les diététiciens et les médecins généralistes, pour mieux sensibiliser sur les enjeux de l'obésité. « Notre obligation est de garantir un accès aux soins pour chaque individu en fonction de ses besoins », conclut Rist, soulignant ainsi l'engagement de l'État face à cette problématique grandissante.
Ensemble, ces initiatives visent à endiguer la croissance alarmante de l'obésité et à offrir un soutien tangible aux personnes concernées, tout en reconnaissant que la lutte contre cette épidémie nécessite une approche coordonnée et prolongée.







