En Normandie, l'Agence régionale de santé (ARS) a pris la décision de réquisitionner des médecins face à la grève des praticiens libéraux, qui a débuté le 5 janvier 2026. Cette grève, prévue pour se terminer le 15 janvier, entraîne des perturbations significatives dans le secteur de la santé. À Rouen, des établissements tels que la clinique de l'Europe n'ont eu d'autre choix que d'annuler une grande partie de leur activité programmée, contrairement aux services d'urgences qui continuent d'opérer sous cette réquisition, comme le souligne le média ICI Normandie.
La situation est particulièrement tendue dans les cliniques privées, où l'ARS a mobilisé un total de 26 médecins libéraux le 13 janvier. Les réquisitions se poursuivent avec 28 praticiens mobilisés le lendemain, permettant ainsi de garantir la continuité des soins pour les patients. Les consultations et opérations planifiées ont été déprogrammées, et des créneaux alternatifs ont été proposés aux patients. L'ARS assure que ces mesures sont mises en place de manière proportionnée pour répondre à la nécessité de soins urgents.
Cette crise s'inscrit dans un contexte plus large de saturation des urgences, notamment au CHU de Rouen, déjà sous pression en raison des épidémies hivernales et des récentes intempéries. Les professionnels de la santé alertent sur la délicatesse de la situation, rappelant les impacts que cela pourrait avoir sur la prise en charge des patients. Dr. François Dupont, un médecin urgentiste interrogé par France Bleu, affirme : "Les réquisitions sont essentielles, mais elles ne résolvent pas le problème de fond concernant la charge de travail. Une réforme profonde est nécessaire."
La destination de ces réquisitions a été ciblée, notamment dans le Calvados avec 16 praticiens appelés à agir, et des efforts équivalents ont été réalisés dans l'Eure et Seine-Maritime. Alors que la grève se prolonge, la question de la rémunération des médecins et leurs conditions de travail reste cruciale, soulevant des débats sur la viabilité du système de santé sur le long terme.







